Sud

Le Fort des Oliviers raconte l’histoire du passé colonial d’Haïti

Fort des Oliviers
Photo: Mikkel Ulriksen

Le Fort des Oliviers raconte l’histoire du passé colonial d’Haïti

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Sur une péninsule rocheuse, à seulement quelques minutes de marche de Saint-Louis du Sud, le Fort des Oliviers remonte au début du XVIIIᵉ siècle.

Un aperçu du passé

En passant devant des canons posés sur des pierres, votre esprit vous ramènera à l’époque des uniformes militaires à double boutonnage et des fusils. Des escaliers montent et descendent vers les niveaux supérieurs et intérieurs du fort – ou du moins les parties qui ont été préservées malgré les éléments. Flâner dans les escaliers, sous les arches et autour des anciennes pièces d’artillerie vous permet d’entrevoir l’expérience des ouvriers – à la fois français et haïtiens – qui, il y a plus de trois cents ans, ont placé chacune de ces pierres.

En explorant les ruines du Fort des Oliviers, les visiteurs peuvent ressentir l’époque coloniale durant laquelle il a été construit. Trois siècles ont imprégné les murs patinés du fort d’un caractère unique. La pierre a été adoucie et polie par l’air salin et les vagues. Le Fort des Oliviers est tout autant le produit du paysage côtier que de ceux qui l’ont érigé.

Si vous souhaitez approfondir votre compréhension de l’histoire coloniale d’Haïti, une visite au Fort des Oliviers s’impose absolument !

Fort des Oliviers
Photo: Franck Fontain

Imprégné d’histoire

Construit en 1702, le Fort des Oliviers a été érigé par les occupants français pour défendre le territoire haïtien contre leurs rivaux coloniaux – notamment l’Empire britannique. Malheureusement pour les Français, les Britanniques ont bel et bien pris le contrôle du Fort des Oliviers environ cinquante ans plus tard, et l’ont transformé en escale pour permettre à leurs navires de se reposer et de ravitailler leurs équipages.

Contrairement au Fort Ogé, au Fort Jacques ou à l’emblématique Citadelle Henri, construits pendant la lutte révolutionnaire d’Haïti pour son indépendance, le Fort des Oliviers reflète un chapitre plus ancien — marqué par les rivalités européennes, la colonisation et les stratégies de défense impériales le long de la côte sud.

La côte sud d’Haïti était très disputée aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, servant de point stratégique pour défendre les richesses du pays — un héritage qui façonne encore aujourd’hui cette région méridionale, où l’on trouve des forts côtiers ainsi qu’une liste grandissante d’excursions et d’activités culturelles à Les Cayes. Bien que l’Haïti moderne soit connue pour ses plages immaculées, l’Haïti de l’époque coloniale s’était fait un nom dans les villes européennes grâce aux produits de haute qualité rapportés par les commerçants revenant de ses rivages. Le Fort des Oliviers fut construit seulement quelques années après que les Français et les Espagnols eurent divisé l’île d’Hispaniola en deux pays distincts : la République dominicaine à l’Est et Haïti à l’Ouest.

Le patrimoine vivant de reliques comme le Fort des Oliviers rend impossible de dissocier l’insistante beauté naturelle du paysage de l’histoire qui a façonné l’Haïti moderne comme un organisme vivant et vibrant. Ce sentiment d’identité et de raison d’être est ce qui alimente l’esprit carnavalesque et la soif de vie qui distinguent Haïti comme l’une des meilleures destinations à visiter dans les Caraïbes.

Si vous avez soif de davantage d’aventure, vous découvrirez une autre vieille forteresse sur un îlot dans la baie, visible depuis le Fort des Oliviers. Il s’agit du Fort Saint-Louis, construit en même temps que le Fort des Oliviers. L’îlot abrite également une épave abandonnée, bien connue des habitants.

Le Fort Saint-Louis est accessible par une courte traversée en bateau depuis la côte.

À savoir avant de partir

La visite du Fort des Oliviers est entièrement gratuite : il n’y a ni clôtures, ni guichets, ni frais d’entrée. Bien qu’il n’y ait pas d’infrastructures formelles, vous ne serez pas seul : des guides locaux sont généralement disponibles et viendront souvent à votre rencontre sur place. Un pourboire d’environ 500 gourdes est une manière équitable de les remercier pour le partage de l’histoire et des secrets du fort.

Si vous ne savez pas combien cela représente en dollars ou souhaitez mieux planifier votre budget, consultez notre guide sur l’argent et le coût de la vie en Haïti.

Le fort lui-même est usé par le temps et en partie en ruine, les efforts de restauration étant interrompus depuis 2019. Il est généralement sûr à explorer, mais la prudence est recommandée près des rebords, où la maçonnerie s’est fragilisée avec les années.

Il n’y a ni toilettes ni vendeurs dans les environs immédiats, mais vous pourrez peut-être croiser un jeune local vendant des noix de coco fraîches cueillies sur les palmiers alentour — 250 gourdes est un prix raisonnable. Ne comptez pas trop dessus cependant, alors apportez votre propre eau, de la crème solaire et de bonnes chaussures de marche. La zone bénéficie d’un bon réseau mobile, et le site est suffisamment calme pour profiter d’un pique-nique ou d’un moment de tranquillité au soleil.

Vendeur de noix de coco au Fort des Oliviers
Photo : Mikkel Ulriksen

Comment s’y rendre

Le Fort des Oliviers se trouve à quelques minutes de marche du bourg de Saint-Louis-du-Sud. Pendant que vous êtes en ville, faites un arrêt au marché en bord de route pour goûter à la street food réputée de la région. Si vous ne deviez essayer qu’une seule chose, cherchez la dame qui vend du Lam Veritab Fri (fruit à pain frit). Bien qu’il ressemble au plantain frit, sa texture est très différente : tendre, farineuse et délicieuse. Cousin du jacquier, le fruit à pain est encore meilleur servi avec une généreuse portion de pikliz bien épicé.

Depuis la lisière ouest de la ville, vous pouvez longer le rivage et traverser la péninsule ombragée de palmiers qui mène au fort. Le niveau supérieur de la structure offre des espaces plats et ouverts — parfaits pour s’asseoir et profiter d’un pique-nique ou simplement déconnecter du tumulte de la vie urbaine. À deux pas, vous trouverez une plage tranquille où tremper vos pieds dans la baie de Saint-Louis.

Pour les voyageurs venant de plus loin, Les Cayes se trouve à 40 minutes de route, tandis que Jacmel est à environ quatre heures par la route. En approchant de la côte, gardez un œil sur l’îlot dans la baie — qui abrite le Fort Saint-Louis et une épave légendaire. Le Fort des Oliviers se trouve juste en face, niché dans la courbe de la baie, facilement visible depuis le rivage.


Rédigé par Kelly Paulemon.

Publié en octobre 2018.
Mis à jour en mars 2025.


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old colonial houses on city street in jacmel

Où dormir, se baigner et ralentir à Jacmel

Hotel Manoir Adriana à Jacmel
Photo: Mikkel Ulriksen

Où Dormir, Nager et Ralentir à Jacmel

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Avec ses demeures « gingerbread » fanées, son front de mer bordé de palmiers et un esprit créatif tissé dans chaque balcon et chaque brise, Jacmel est une ville qui vibre doucement de charme. Capitale culturelle d’Haïti, elle ne manque ni de beauté — ni de contradictions. Un instant, vous sirotez du rhum haïtien sous les étoiles, dans une cour en ruines du XIXe siècle ; l’instant d’après, vous pagayez dans une crique privée entourée de cocotiers.

Si Jacmel n’a ni hôtels cinq étoiles ni piscines à débordement, elle offre quelque chose de plus rare : une âme. Un endroit où la peinture s’écaille avec grâce, où la mer n’est jamais loin, et où les meilleures adresses se transmettent comme des secrets — murmurés de voyageur en voyageur.

Des refuges historiques au cœur du vieux centre aux lodges de surf pieds nus nichés au creux des collines, voici les lieux où l’on juge que cela vaut vraiment la peine de se réveiller.

Hôtel Florita, Jacmel
Photo: Mikkel Ulriksen

1. Hôtel Florita

Pour celles et ceux qui ont le goût des décors en ruine poétique et une tendresse pour les histoires incrustées dans les planchers, l’Hotel Florita est l’endroit où poser ses valises — et son carnet. Construit en 1888 comme demeure d’un magnat du café, ce repère bleu pastel et blanc, avec ses colonnes en fer et ses escaliers de bois grinçants, est le seul bâtiment du XIXe siècle du centre historique de Jacmel qui continue de faire ce pour quoi il a été conçu : accueillir des conversations animées, des nuits sans fin et des voyageurs qui ont du temps à perdre.

Il n’y a ni piscine, ni spa, ni concierge tiré à quatre épingles — mais il y a un balcon donnant sur la rue du Commerce, un rum sour qui vous attend au bar (le premier est offert), et des œuvres originales de peintres haïtiens légendaires comme Philomé Obin et Gérard Fortuné. L’atmosphère évoque cette même grandeur fanée qu’on retrouve à l’Hôtel Oloffson à Port-au-Prince — à mi-chemin entre relique littéraire et décor de cinéma.

Le jeudi soir, la cour s’anime : musique, danse, et une foule bigarrée d’artistes, d’expatriés et de vieux poètes qui semblent flotter dans les parages sans jamais vraiment repartir. Le matin, glissez-vous à côté, au Café Koze, pour un café glacé ou une part de gâteau aux carottes, avant de repartir flâner dans les rues de Jacmel bordées de galeries. Mais ne soyez pas surpris si le Florita continue de vous rappeler — c’est le genre d’endroit qui vous fait croire aux fantômes, et peut-être même à l’idée de rester immobile.

Réservez votre séjour à l’Hotel Florita !

L’Auberge du Vieux Port à Jacmel
Photo: L’Auberge du Vieux Port

2. L’Auberge du Vieux Port

À seulement 15 mètres de l’Hotel Florita — mais à des années-lumière en termes d’ambiance — L’Auberge du Vieux Port affiche une façade coloniale avec une assurance fraîchement repeinte. Volets verts, briques apparentes et extérieur à l’ancienne qui rend un hommage discret au passé de Jacmel. Mais une fois à l’intérieur, le ton change : ici, pas de capsule temporelle. Les espaces sont en béton, propres, et résolument contemporains — davantage maison d’hôtes confortable que demeure décrépie.

Dirigé par un couple haïtien chaleureux souvent présent sur place, l’hôtel accueille chaque vendredi soir des sessions de jazz qui débordent du restaurant jusque dans la rue. Attendez-vous à de petites tables, de la musique live flottant à travers les portes ouvertes, et des verres qui s’entrechoquent autour du rhum maison Bomuzack, sous les étoiles.

La cuisine y est discrètement excellente — des plats haïtiens revisités avec soin, servis en portions généreuses. Et si l’ambiance est moins “poète errant” que chez son voisin plus haut dans la rue, elle n’en reste pas moins profondément locale. Imaginez des familles, des couples, des groupes d’amis réunis pour une soirée détendue. L’atmosphère ? Du pur Jacmel : musicale, paisible, et impossible à imiter.

Vérifiez les disponibilités à L’Auberge du Vieux Port !

Hotel Manoir Adriana à Jacmel
Photo: Mikkel Ulriksen

3. Manoir Adriana

À quelques minutes seulement de la rue du Commerce, le Manoir Adriana est un hôtel aux personnalités multiples — et c’est bien là tout son charme. D’un côté : une majestueuse demeure « gingerbread » haïtienne, magnifiquement restaurée, avec dentelles de bois, balcons et romantisme d’un autre temps. De l’autre : une aile moderne en béton qui abrite une trentaine de chambres, toutes dotées d’un balcon sur une cour verdoyante et la plus grande piscine du centre-ville de Jacmel. L’effet est presque irréel — comme si l’on dormait dans un roman. Et c’est, en réalité, le cas.

Le nom « Adriana » fait écho à Hadriana dans tous mes rêves, le célèbre roman de René Depestre publié en 1988 et situé à Jacmel, qui raconte l’histoire d’une jeune Française transformée en zombie le jour de son mariage. Un clin d’œil bien choisi — ce lieu oscille lui aussi entre réalité et mythe.

À l’intérieur de la maison gingerbread se trouvent le bar et la réception, ainsi que de larges vérandas aérées où l’on peut s’attarder autour d’un verre bien frais. Les chambres de l’annexe sont modernes, spacieuses et équipées de la climatisation — même si, au moment d’écrire ces lignes, les coupures d’électricité à Jacmel rendent cela plus souhaité que garanti. Cela dit, pour les voyageurs en quête d’une piscine, d’un peu d’espace, et d’un hôtel à cheval entre passé et présent, le Manoir Adriana offre un équilibre rare : quelque part entre conte et escapade.

Découvrez les chambres et les tarifs du Manoir Adriana Hotel !

Cap Lamandou Hotel à Jacmel
Photo : Cap Lamandou

4. Cap Lamandou

Perché au-dessus de la baie de Jacmel, sur un tronçon tranquille de la côte, le Cap Lamandou se trouve à quelques minutes en voiture — et au bout d’une route en terre cahoteuse — du centre-ville. Le détour vaut pourtant le coup : ciel ouvert, air marin et vues dont on ne se lasse jamais. Les 32 chambres donnent toutes sur la mer et possèdent un balcon — privilégiez l’étage supérieur pour profiter pleinement de ce moment cinématographique où le soleil flirte avec l’horizon. Construit en 2003 et resté presque inchangé depuis, l’hôtel a un charme un peu rétro : propre, fonctionnel, et comme figé dans le temps.

On y trouve une grande piscine presque toujours délicieusement déserte, une salle de sport modeste (chose rare dans la région), et une petite plage accessible par un sentier rocailleux — non privée, mais généralement assez vide pour en donner l’impression. Le restaurant demande un peu de patience, alors mieux vaut commander tôt — mais l’attente en vaut la peine. Au menu : assiettes généreuses de langouste grillée, poisson gros sel, ou encore poulpe, le tout accompagné d’un pikliz bien relevé qui réveillera même les papilles les plus endormies.

Vous partagerez probablement le décor avec des familles haïtiennes en escapade le week-end et des travailleurs d’ONG venus décompresser autour d’une bière Prestige. Il n’y a pas grand-chose à distance de marche, mais en demandant un peu autour de vous, il est possible de traverser la baie en bateau jusqu’à Baguette — une plage sauvage et méconnue qui donne l’impression d’un secret soufflé par la mer.

Préparez votre séjour au Cap Lamandou !

Espace piscine à l’Hôtel Cyvadier Plage
Photo : Jean Oscar Augustin

5. Hotel Cyvadier Plage

À vingt minutes de Jacmel, niché dans une crique en forme de U à l’abri des regards, l’Hôtel Cyvadier Plage donne l’impression d’être loin de tout — au point de faire oublier la proximité de la ville. Ce n’est pas un complexe de luxe — et il ne cherche pas à l’être — mais ce refuge familial réussit l’essentiel : une mer propice à la baignade, de hauts palmiers, et des levers de soleil si saisissants qu’ils donnent à chaque réveil des airs de rituel spirituel.

Les chambres sont rustiques et sans fioritures, mais la plupart des voyageurs passent de toute façon leur temps dehors — à se détendre au bord de la piscine, à pagayer sur la baie calme en paddle, ou à descendre l’escalier de pierre menant à la petite plage tranquille en contrebas. Le restaurant à ciel ouvert est l’endroit idéal pour un long déjeuner. Commandez le lambi thaï — un lambi tendre dans une sauce façon curry — accompagné d’un cocktail et de la brise marine.

Envie d’un peu plus d’animation ? Rendez-vous à la plage voisine de Raymond-les-Bains, un spot prisé des locaux qui se transforme en véritable scène festive le week-end. Au programme : boomblasters, seaux de fruits de mer grillés, chaises en plastique dans le sable et joie à l’ombre des parasols.

Réservez votre séjour à l’Hôtel Cyvadier Plage !

Haiti Surf Guesthouse, Cayes-Jacmel
Photo: Haiti Surf Guesthouse

6. Haiti Surf Guesthouse

Pour celles et ceux prêts à troquer le service en chambre contre le silence de la jungle et une planche de surf, le Haiti Surf Guesthouse marque — littéralement — la fin de la route. Niché au creux des collines au-dessus de Cayes-Jacmel, à environ 40 minutes de la ville de Jacmel, ce lodge écolo rustique se compose de bungalows en bois, de toits en palmes et d’arbres si hauts qu’ils masquent toute vue sur la mer. Il faut un 4×4 ou une moto bien stable pour y accéder, mais la récompense, c’est une forme de magie sauvage et déconnectée que vous ne trouverez nulle part ailleurs en Haïti.

N’espérez ni climatisation ni piscines à débordement. À la place, vous trouverez : une cuisine commune, une petite communauté de surfeurs et de créatifs, un restaurant qui sert des cocktails corsés et un café encore plus fort, ainsi qu’un ruisseau d’eau douce traversant la propriété, alimentant un bassin naturel rafraîchi par une source — limpide et glacé à souhait. Un détail qui suffit à vous faire croire en l’art de vivre lentement.

À quelques minutes de route se trouve la plage de Kabik — l’un des meilleurs spots de surf d’Haïti — où les vagues déferlent avec constance et où le line-up est, disons-le, inexistant. La guesthouse propose la location de planches et organise des cours avec des instructeurs locaux. La plupart du temps, il n’y a que vous, l’océan, et le son de votre propre souffle.

Réservez un bungalow au Haiti Surf Guesthouse !

Envie de découvrir d’autres hébergements de charme à travers le pays ? Consultez notre guide des hôtels indépendants les plus stylés d’Haïti !


Rédigé par l’équipe de Visit Haiti.

Publié en mars 2025.


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cosmogram being traces on floor with hand holding a candle

Évadez-vous à l’Île-à-Vache et découvrez le véritable paradis

Vue aérienne de Île-à-Vache
Photo: Anton Lau

Évadez-vous à l’Île-à-Vache et découvrez le véritable paradis

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Échappez au bruit du monde et plongez dans un lieu où la vie suit le rythme des marées, où l’air emplit vos sens du sel et de la noix de coco chauffée par le soleil, et où les seules empreintes sur le sable pourraient bien être les vôtres. Juste au large de la côte sud d’Haïti, l’Île-à-Vache est un monde à part — une échappée caraïbienne préservée du tourisme de masse, où des plages isolées, des villages de pêcheurs tranquilles et des collines verdoyantes créent un refuge idyllique.

Que vous souhaitiez passer vos journées dans un hamac sous les palmiers, explorer les sentiers sinueux de l’île ou prendre un bateau pour découvrir des criques secrètes, l’Île-à-Vache offre un côté des Caraïbes que peu ont eu l’occasion de découvrir — brut, préservé et absolument inoubliable.

Les secrets du passé pirate de l’Île-à-Vache

Bien avant que l’Île-à-Vache (signifiant l’île des vaches) ne devienne connue pour ses plages immaculées et sa vie insulaire paisible, elle était un bastion de pirates. Au XVIIe siècle, ses criques cachées et son emplacement isolé en faisaient un refuge idéal pour les boucaniers notoires qui pillaient les navires espagnols dans les Caraïbes.

L’un des pirates les plus infâmes à avoir utilisé l’Île-à-Vache comme base était Capitaine Henry Morgan, un flibustier devenu légende. En 1669, Morgan rassembla sa flotte ici avant de lancer une audacieuse attaque sur Carthagène, en Colombie. Cependant, lors d’un banquet de célébration, le drame survint — son vaisseau amiral, l’Oxford, explosa dans la Baie à Ferret, tuant plus de 200 hommes. Morgan survécut miraculeusement, pour continuer ses exploits impitoyables à travers les Caraïbes.

L’Île-à-Vache était également un repaire pour Jean Hamlin et Jean Charpin, deux pirates français qui terrifiaient les navires anglais et néerlandais. Le célèbre vaisseau de Hamlin, La Trompeuse, était réputé pour avoir pris le dessus sur la Royal Navy, tandis que Charpin fit brièvement de l’île son bastion avant de se diriger vers la côte ouest de l’Afrique.

Aujourd’hui, des murmures de navires coulés et de trésors perdus persistent dans l’histoire de l’île. Certains croient que les restes de la flotte de Morgan pourraient encore être enfouis sous les vagues. Quoi qu’il en soit, le passé pirate de l’Île-à-Vache ajoute une couche supplémentaire de mystère à cette île déjà magique.

Surfeurs à Île-à-Vache
Photo: Alamy

Comment passer une journée à l’Île-à-Vache

Oubliez la foule, les complexes hôteliers, le bruit. L’Île-à-Vache suit son propre rythme. Les journées ici sont dictées par les marées, le balancement des palmiers et les rires des pêcheurs ramenant leur prise du matin. Que vous enfonciez vos orteils dans les sables légendaires de l’île, que vous sautiez d’une crique cachée à l’autre, ou que vous partagiez des histoires avec les habitants autour d’un homard grillé frais, c’est Haïti dans sa forme la plus préservée.

Trouvez votre plage parfaite

L’Île-à-Vache est bordée de plages à couper le souffle, mais si vous demandez autour de vous, un nom revient toujours en premier : Abaka Bay. Du sable blanc comme de la poudre, une eau si claire qu’elle semble peinte, et un horizon qui s’étend à l’infini — cette plage a bien mérité sa réputation d’être l’une des meilleures d’Haïti (voyez par vous-même).

Pour quelque chose de plus hors des sentiers battus, faites une promenade ou une courte balade en bateau jusqu’à la plage secrète de l’île, plages méconnues, où vous pourriez bien avoir toute la rive pour vous seul.

Plongez sous la surface

L’Île-à-Vache n’est pas seulement époustouflante au-dessus de l’eau — elle l’est tout autant en dessous. Apportez votre équipement de snorkeling ou demandez à un pêcheur local de vous emmener vers les meilleurs récifs, où les coraux vibrent de couleurs et où les poissons filent comme des rayons de soleil. Si vous avez de la chance, vous pourriez même apercevoir une tortue de mer glissant silencieusement.

Surfez là où personne d’autre ne le fait

Haïti n’est pas le premier endroit auquel on pense lorsqu’on évoque le surf, mais c’est justement ce qui le rend spécial. Si vous êtes prêt pour l’aventure, l’Île-à-Vache offre des vagues qui dévalent, intactes et inexplorées. Pas d’écoles de surf, pas de foule — juste vous, l’océan et l’excitation de la glisse. Envie d’explorer d’autres spots de surf en Haïti ? Découvrez notre guide du surf en Haïti.

Faites une excursion en bateau jusqu’à l’Île des Amoureux

Un petit banc de sable perdu dans le bleu des Caraïbes, l’Île des Amoureux (Lover’s Island) est le genre d’endroit que vous penseriez être un mirage si vous ne posiez pas réellement le pied dessus. À seulement 15 minutes en bateau de l’Île-à-Vache, cette île presque invisible est parfaite pour une escapade rapide — que vous soyez à la recherche de romance, de solitude, ou simplement d’un endroit où flotter au milieu de l’océan, avec rien d’autre que le ciel au-dessus de vous.

Promenez-vous à travers les cocoteraies et les sentiers côtiers

Sans voitures ni trafic, la marche est le meilleur moyen de découvrir l’Île-à-Vache. Suivez les routes en terre et les sentiers cachés à travers les cocoteraies, les collines verdoyantes, et montez jusqu’à des points de vue à couper le souffle, où l’océan s’étend à perte de vue dans toutes les directions. En chemin, vous croiserez de petits villages, des habitants chaleureux, et même quelques plages secrètes qui n’attendent que d’être découvertes.

Où séjourner

En 2025, les deux principaux hôtels, Port Morgan Hotel et Abaka Bay Resort, sont temporairement fermés en raison de la baisse du nombre de visiteurs sur l’île.

Pour ceux qui cherchent à découvrir la beauté tranquille de l’Île-à-Vache, L’hôtel L’Anse à l’Eau est actuellement le seul hôtel fonctionnel de l’île. Avec ses bungalows confortables, ses vues imprenables sur l’océan et son hospitalité chaleureuse, il offre un véritable endroit pour se déconnecter. Les clients louent les fruits de mer frais, l’atmosphère paisible et l’excellent service, ce qui en fait un lieu idéal pour la détente.

Étant donné les options d’hébergement limitées, il est préférable de vérifier la disponibilité à l’avance et de considérer les maisons d’hôtes locales pour un séjour plus immersif.

Plage d’Abaka Bay sur l’Île-à-Vache
Photo: Alamy

Comment se rendre à l’Île-à-Vache

L’Île-à-Vache est accessible uniquement par bateau ou hélicoptère, ce qui ajoute à son charme isolé.

  • Par bateau : L’île est accessible en bateau depuis Les Cayes, avec un tarif aller-retour d’environ 50 USD. La traversée pittoresque de 45 minutes vous emmène à travers les eaux bleu cristallin des Caraïbes. La plupart des hôtels et des opérateurs locaux peuvent organiser le transport pour vous, il est donc recommandé de vous renseigner à l’avance.
  • Par hélicoptère : Pour une arrivée plus exclusive, l’Île-à-Vache dispose de plusieurs hélipads, ce qui permet d’organiser des transferts privés en hélicoptère. Cette option est idéale pour ceux qui recherchent un moyen plus rapide et plus luxueux de rejoindre l’île.

Meilleure période pour visiter et conseils de voyage

La meilleure période pour visiter l’Île-à-Vache est entre décembre et avril, lorsque le ciel est dégagé, l’océan est calme et l’île est à son apogée de beauté.

Il n’y a pas de distributeurs automatiques sur l’île, alors assurez-vous d’apporter suffisamment de liquidités pour votre séjour. Voyagez léger, avec des essentiels comme de la crème solaire, un chapeau et des sandales solides — vous serez à l’aise au rythme détendu de la vie insulaire, où le confort est essentiel.

Vous cherchez d’autres endroits comme l’Île-à-Vache ? Mettez les voiles vers sept des plus beaux endroits d’Haïti. remote (et magnifique) îles de ce tour d’horizon côtier.

L’Anse à l’Eau Hôtel à Île-à-Vache
Photo: Anton Lau

Rédigé par l’équipe de Visit Haiti.

Publié en mars 2025.


Faites la fête comme un Haïtien lors du Carnaval de Jacmel

Danse au Carnaval de Jacmel, Haïti
Carnaval de Jacmel
Photo : Franck Fontain

Faites la fête comme un Haïtien au Carnaval de Jacmel

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Plus qu’une simple fête, le Kanaval est une saison qui envahit Haïti, transformant tout le pays en une scène de créativité, de réjouissances et de célébration sans retenue de tout ce qui fait l’âme haïtienne. Des couleurs vives, des saveurs épicées, du rhum bon marché (et dangereusement délicieux), de la musique envoûtante, et une danse qui ne s’arrête jamais—tout cela enveloppé dans un mélange de folklore mystérieux, d’esprits malicieux et d’un profond sentiment d’histoire. Les échos du passé colonial d’Haïti se mêlent à son esprit farouchement indépendant, rappelant que cette célébration est autant une question d’identité que de festivités.

Si vous êtes en Haïti pour une courte période, la dernière chose que vous voulez est de perdre des heures à chercher où se trouve la fête. Planifiez à l’avance, dirigez-vous directement vers Jacmel, et transformez votre long week-end en une expérience Kanaval non-stop.

Carnaval de Jacmel, Haïti
Carnaval à Jacmel
Photo : Franck Fontain

Comment se rendre à Jacmel

Prendre un vol pour Port-au-Prince n’est plus une option viable, car l’instabilité actuelle dans la capitale a rendu impossible le trajet terrestre entre Port-au-Prince et Jacmel. À la place, vous devriez voler vers Cap-Haïtien, le pôle nord d’Haïti, puis prendre un vol intérieur de Sunrise Airways vers Les Cayes, dans le sud, pour environ 100 $ USD.

Une fois à Les Cayes, vous pouvez rejoindre Jacmel en transport public dans des minibus appelés tap-taps ou en louant un taxi privé. Le trajet dure environ cinq heures, mais heureusement, c’est l’une des routes les mieux entretenues du pays, offrant des vues magnifiques sur la campagne.

  • Tap-taps – Le moyen de transport le moins cher, coûtant environ 35 $ USD, mais aussi le plus bondé. Attendez-vous à être serré, à des conversations animées, et à sortir de votre zone de confort. Nous vous recommandons de monter tôt et de vous diriger vers la dernière rangée, qui offre de l’air frais et un bon accès à la vue sur la campagne environnante.
  • Taxi privé – Une alternative plus confortable (mais nettement plus coûteuse). Les tarifs varient, mais attendez-vous à payer plus de 200 $ USD pour le trajet.

Vous n’avez jamais pris de tap-tap auparavant ? Regardez notre guide sur comment prendre un tap-tap en Haïti pour des conseils sur ce à quoi vous attendre et comment voyager comme un local.

Une fois arrivé à Jacmel, préparez-vous à être accosté par des conducteurs de moto qui se disputeront avec enthousiasme la chance de vous conduire à votre hébergement. Si vous voyagez léger, vous pouvez marcher : Jacmel est une ville compacte et tout est à distance de marche. Si vous avez envie de commencer votre voyage avec une dose d’adrénaline, vous pouvez sauter sur une moto, mais assurez-vous de consulter ce guide avant de le faire.

Où séjourner

Si vous réservez à l’avance, vous pouvez trouver un large éventail d’hébergements, allant des hôtels historiques avec de hauts plafonds, comme l’Hôtel Florita, ancienne demeure des barons du café victoriens, aux villas Airbnb avec vue sur l’océan et piscine privée surplombant la baie de Jacmel, comme le Chic Château, en passant par des hôtels familiaux avec plage privée, comme Cyvadier Plage, et peut-être même un canapé via le couchsurfing.

Quel que soit votre choix, votre hôte local partagera probablement avec vous sa manière préférée de profiter du week-end de Kanaval.

Peinture corporelle au Carnaval de Jacmel, Haïti
Peinture corporelle au Carnaval de Jacmel
Photo : Frank Fontain

Comment faire la fête

Tout d’abord, il s’agit d’une fête de trois jours. Ralentissez et allez-y progressivement, ne vous laissez pas emporter par les vagues étranges qui envahissent la ville. La joie du Kanaval est dans l’air, mais il est tout à fait acceptable de profiter de l’ambiance à distance, tout en vous installant dans votre chambre et en ouvrant la première boisson du week-end.

Si vous faites l’erreur de faire la fête trop fort le vendredi soir, vous serez en train d’appuyer sur le bouton de répétition pendant que tout le monde profite de la plage. Le samedi matin, le meilleur choix est de préparer un sac et de vous rendre à la plage, où il sera temps de socialiser, de surfer et de siroter de l’eau de coco (ou quelque chose de plus fort).

Lorsque la nuit tombe sur la baie scintillante de Jacmel, l’énergie change et il est temps de choisir votre fête. Si vous recherchez une expérience classique de boîte de nuit, Le Belvédère est l’un des endroits les plus emblématiques de Jacmel, situé à distance de marche de la plupart des hôtels de la ville. Pour quelque chose de plus énergique, le Var Club est un lieu très prisé, mais comme il se trouve à 10 minutes en voiture du centre-ville, vous devrez organiser votre transport. Attendez-vous à des Afrobeats, du Kompa, du Raratech et d’autres rythmes tropicaux à fond—et ne comptez pas sur de longues conversations.

Si vous cherchez quelque chose de plus détendu, L’Auberge du Vieux Port est l’endroit idéal, avec des performances de jazz en direct et une ambiance un peu plus calme avec un public légèrement plus âgé.

Restez éveillé aussi tard que vous le souhaitez, mais n’oubliez pas—dimanche est la grande finale.

Nous voilà arrivés à la dernière étape du week-end : dimanche, et l’événement principal. Le Kanaval proprement dit est un défilé qui inonde les rues de chants, de rythmes et de couleurs. La créativité et la complexité des masques ne cessent d’étonner. Aux côtés des couleurs primaires audacieuses, des robes volumineuses et des coiffes imposantes ressemblant à des turbans, vous trouverez des touches modernes—peinture corporelle, costumes avant-gardistes et masques qui plongent dans le sombre, le bizarre et le surréaliste, rivalisant avec la nouveauté et l’extravagance de Burning Man.

Tout cela se déroule sur fond de rythmes caribéens incessants et de voix élevées en chanson, souvent en créole. Les groupes jouent avec une énergie et une endurance inépuisables, et le « cha » vous apprendra que la musique peut être jouée plus fort que vous ne l’auriez imaginé. Pendant les douze prochaines heures, les rues principales seront bondées de mouvements, alors que la foule danse, chante et fait la fête sans interruption—jusqu’aux premières heures du lundi matin.

Curieux des personnages et des costumes du Carnaval de Jacmel ? Consultez notre guide des figures colorées qui rendent le Kanaval inoubliable.

Stand de carnaval au Carnaval de Jacmel, Haïti
Stand de carnaval au Carnaval de Jacmel
Photo : Franck Fontain

Les stands de Kanaval

Si vous êtes sérieux au sujet de survivre à dimanche, il vaut la peine de dépenser entre 10 et 30 $ USD pour un billet de stand. Non seulement cela vous offre un point de base pour ranger vos affaires, mais cela vous permet aussi de plonger dans la foule, de suivre le flot du défilé, et de vous retirer pour vous reposer quand nécessaire.

Si vous êtes en Haïti avec un budget serré, vous pourriez être tenté de sauter les stands à la recherche d’une expérience plus « authentique » (et moins chère). Mais croyez-nous—après des heures de danse non-stop, de soleil et de foule, la commodité d’un siège devient inestimable. Mieux vaut avoir une place sur un stand et ne pas l’utiliser que d’en avoir besoin et de ne pas l’avoir.

Si vous avez foncé dans le week-end dès vendredi soir avec un grand cri de joie, alors les défilés, les groupes rara et les cha’s de dimanche risquent de dépasser votre tolérance aux stimulations. Mais si vous avez pris votre temps, vous aurez l’énergie nécessaire pour suivre les cocktails au rhum, la musique implacable et la beauté chaotique de tout cela.

Le carnaval est un tsunami de fête—un chaos vibrant, un chaos organisé, incroyablement bruyant, et absolument inoubliable. Et soyons honnêtes—une fois que vous l’avez vécu… vous reviendrez.


Rédigé par Sarah Wallace.

Publié en août 2018.

Mis à jour en février 2025.


Évadez-vous à Kokoye Beach ! Isolée. Éblouissante. Paisible.

Parasols et palmiers sur la plage Kokoye, Haïti
Plage de Kokoye, Petit-Goâve
Photo: Tyler Welsh

Évadez-vous à la plage de Kokoye ! Isolée. Éblouissante. Paisible.

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Vous cherchez une destination pour le week-end, non loin de Port-au-Prince ? Découvrez une expérience de glamping décontractée à la plage de Kokoye, offrant un luxe d’un tout autre genre. Nichée dans la beauté inégalée de la côte sud d’Haïti, la crique immaculée de Kokoye se trouve à seulement une heure de bateau depuis Petit-Goâve.

Laissez vos soucis et votre sac à dos dans la tente mise à disposition, savourez des fruits de mer préparés par un hôte local, et passez vos journées à nager, à faire du snorkeling et à siroter un punch au rhum dans une crique digne d’une scène de Pirates des Caraïbes.

Le « glamping » (camping glamour) est une alternative populaire au camping traditionnel peu pratique et aux hôtels coûteux mais souvent décevants. Ce qui distingue vraiment le glamping des deux, c’est l’accès qu’il offre à la nature sauvage et l’unicité de l’expérience qu’il propose.

La plage de Kokoye est l’une des rares excursions balnéaires en Haïti spécialement aménagées pour les touristes, avec des sorties en bateau tout compris organisées quotidiennement. C’est une occasion de découvrir, en tout confort et à prix abordable, les merveilles de sable blanc et d’eau bleu lagon d’Haïti. Pour des plages encore plus isolées comme Kokoye, consultez notre guide des Neuf plages méconnues à visiter en Haïti.

Nature brute

Des affleurements rocheux s’étendent de chaque côté de la plage, encadrant une crique immaculée. Au centre, une vaste étendue d’eau scintillante reste calme et sans vagues 90 % du temps. C’est l’endroit idéal pour le paddle, le snorkeling, le kayak et la baignade. L’eau et le sable blanc sont d’une pureté exceptionnelle : la plage est entretenue par des associations locales pour inciter les touristes à revenir encore et encore.

Des palmiers bordent des plages de sable blanc qui s’étendent jusqu’à une eau turquoise si incroyablement bleue que vous taguerez vos stories Insta avec #nofilter. L’eau atteint la taille jusqu’à 200 mètres du rivage, parfait pour flotter toute la journée avec un punch au rhum bien frais à la main.

Au coucher du soleil, détendez-vous en vous prélassant autour de feux de camp, en écoutant des troubadours locaux jouer des classiques de konpa sur des tambours usés, et fêtez jusqu’au bout de la nuit.

Sans électricité à proximité, les amateurs d’astronomie seront enchantés par l’un des ciels les plus étoilés des Caraïbes. En lien avec cela, pensez à emporter des lampes frontales ou des torches ainsi que des batteries supplémentaires pour vos téléphones et appareils photo. À l’ouest de la plage, des toilettes et douches modernes sont à disposition pour vous rincer de l’eau de mer en fin de journée.

Voici Haïti comme elle est faite pour être vécue. Une chambre d’hôtel reste une chambre d’hôtel, mais séjourner dans une tente sur le sable et faire une sieste dans un hamac suspendu entre deux cocotiers, c’est une manière unique de s’immerger dans la beauté naturelle qu’offre cette région du monde. Observer le lever du soleil sur l’eau, sans murs entre vous, avec la mer à portée de main, peut être une expérience qui change la vie.

Festins au bord de la plage à Kokoye

Lorsque la faim se fait sentir, vous serez ravi de ne pas être en mode survie : une équipe de professionnels expérimentés veillera à ce que vous soyez bien nourri avec des repas frais et savoureux célébrant la riche tradition culinaire d’Haïti. Imaginez des fruits de mer fraîchement grillés sur des braises ardentes, l’arôme du café haïtien chaud se mêlant à la brise matinale, le tout avec le doux bruit des vagues en toile de fond.

Si le concept « de la mer à l’assiette » et « de la ferme à la table » définit le luxe, alors Kokoye Beach va encore plus loin. Le petit-déjeuner propose une combinaison irrésistible de café haïtien, de sucre de canne et de pain de manioc accompagné de beurre de cacahuète artisanal et de fruits frais de saison. Envie d’un peu d’aventure ? Découvrez la tradition unique haïtienne du spaghetti au petit-déjeuner, un plat copieux et savoureux à la fois surprenant et satisfaisant.

Le déjeuner et le dîner mettent à l’honneur les fruits de mer les plus frais : lambi grillé, poisson ou homard, directement de l’océan à votre assiette. Ces plats sont imprégnés des saveurs audacieuses de la cuisine haïtienne, assaisonnés avec un mélange délicieux d’ail, de citron vert, de piments forts et d’épices. Pour les végétariens, des options à base de produits locaux sont également disponibles, comme des bananes plantains rôties, des salades d’avocat ou des ragoûts de haricots copieux.

La durabilité est au cœur de l’expérience à Kokoye Beach. La plupart des ingrédients sont pêchés ou cultivés localement, soutenant ainsi les communautés voisines et réduisant l’impact environnemental de vos repas. Qu’il s’agisse d’un festin au bord de la mer sous les étoiles ou d’un petit-déjeuner au lever du soleil avec une vue imprenable, manger à Kokoye Beach est autant une expérience qu’une aventure en soi.

Curieux de découvrir le monde sous-marin époustouflant ou la beauté sereine de Kokoye Beach ? Regardez cette vidéo pour un aperçu de ce qui vous attend !

Envie de plus d’aventure ?

Vous vous sentez d’humeur aventureuse ? Explorez les grottes marines situées à l’extrémité nord de la plage, à 15 ou 20 minutes de nage, où les eaux cristallines dévoilent des merveilles marines cachées. Les amateurs de snorkeling adoreront le monde sous-marin vibrant autour des grottes, peuplé de poissons colorés et de formations coralliennes spectaculaires.

Vous cherchez quelque chose à explorer à l’intérieur des terres ? Randonnez autour de l’extrémité sud-est de la plage pour découvrir les ruines d’une piscine et d’un manoir en décomposition datant d’une époque révolue — un lieu idéal pour les amateurs d’histoire et les passionnés de photographie.

Si l’observation des oiseaux vous passionne, ouvrez l’œil pour admirer la diversité aviaire qui prospère le long de la côte, des élégantes aigrettes aux oiseaux tropicaux chanteurs.

Pour une aventure plus longue, dirigez-vous vers l’ouest le long de la côte pour explorer les ruines historiques du Fort Royal près de Petit-Goâve. Ce trésor caché offre un aperçu du passé colonial d’Haïti, avec ses murs de pierre patinés par le temps et ses vues imprenables sur le littoral.

Comment s’y rendre

La plage de Kokoye est située sur une péninsule isolée au sud de Petit-Goâve et n’est accessible que par bateau ou après une randonnée extrême de 2 à 3 heures. Il n’y a aucun accès en voiture, ce qui donne l’impression d’une véritable escapade insulaire. Les visiteurs peuvent appeler à l’avance pour réserver des tentes, des sacs de couchage et d’autres commodités auprès d’un hôte local. Des personnes comme Madame Fanfan (509) 4028 – 31 66 peuvent également vous aider à organiser votre voyage en bateau

Il est également possible de réserver un taxi aquatique improvisé depuis le quai de Petit-Goâve. La durée du trajet en bateau variera en fonction du moteur et du nombre de passagers à bord, et les visiteurs peuvent s’attendre à payer davantage pour des bateaux couverts. Pendant le trajet, vous pourrez observer les pêcheurs locaux en pleine activité, des plongeurs en apnée réguliers, ainsi que des voiliers glissant lentement au loin. L’eau passe du bleu indigo au turquoise, puis à l’aqua, tandis que vous longez la côte en direction de Kokoye.

À mi-chemin environ, la plage de Bananier — une destination populaire en soi — est généralement la première étape. La plage de Kokoye se trouve à 20 minutes de plus le long de la côte.

Conseils pour profiter au maximum de votre voyage

Pour garantir une excursion agréable et sans souci à la plage de Kokoye, prévoyez de vous munir de nombreuses gourdes haïtiennes en petites coupures. Bien que les prix en Haïti aient augmenté ces dernières années, disposer de petites coupures (25, 50, 100 et 250 gourdes) reste essentiel pour les pourboires, l’achat de collations ou le paiement de services supplémentaires. Sur cette péninsule isolée, il peut être difficile de faire de la monnaie, alors avoir les montants exacts aide à soutenir l’économie locale et facilite les échanges avec vos hôtes.

Bien que les dollars américains soient généralement acceptés à la place des gourdes, le taux de change peut être moins avantageux. Il est donc recommandé de changer votre argent à l’avance.

Planifier votre voyage, c’est trouver le juste équilibre entre aventure et confort. Si vous recherchez une expérience en mode faites-le-vous-même, apportez vos propres collations, boissons ou équipements pour enrichir votre séjour. En revanche, si vous préférez profiter pleinement des installations de la plage de Kokoye, soyez rassuré : le personnel dévoué rendra votre visite mémorable grâce à une cuisine excellente et un service attentif.

Que vous soyez en quête d’aventure ou de détente, la plage de Kokoye est la destination idéale pour vous déconnecter du quotidien et vous reconnecter à la nature.


Rédigé par Emily Bauman.

Publié en juillet 2018.
Mis à jour en décembre 2024.


Journal photo: Grand’Anse

des Haïtiens traversant la rivière Grande-Anse à pied et à dos d'âne
La rivière Grande-Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

Journal photo: Grand’Anse

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Entre montagnes et vallées, les habitants du département de la Grand’Anse sont ouverts et désireux de bâtir leur vie. Si jamais vous faites une randonnée dans une ville en dehors des principales agglomérations, vous remarquerez que le trajet que certains agriculteurs et marchands accomplissent chaque jour pour vendre leurs produits est tout simplement miraculeux.

un homme haïtien âgé avec une machette et un sac sur la tête
Un agriculteur en route vers chez lui depuis le champ près de Kafou Zaboka, Grand’Anse Photo: Mikkel Ulriksen

L’infrastructure moderne n’est pas réservée seulement aux grandes villes d’Haïti. À Jérémie, un immense pont relie les deux rives de la rivière Grand’Anse, permettant aux voitures et aux motos de circuler, tout en offrant une vue panoramique durant le trajet.

circulation sur un grand pont traversant une large rivière
Pont sur la rivière Grande-Anse menant à Jérémie, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

Pour ceux dont les trajets sont un peu plus courts, une marche rapide à travers les eaux de la rivière Grand’Anse les conduit directement à leur destination. Des agriculteurs, des marchands et des passants peuvent parfois être vus traversant rapidement, tandis que la lumière du matin ou du soir crée des ondulations à la surface de l’eau.

des Haïtiens traversant la rivière Grande-Anse à pied et à dos d'âne
Des personnes traversant la rivière Grande-Anse près de Fouache
Photo: Mikkel Ulriksen

Certains de ces voyageurs quotidiens — lorsque les écoles sont ouvertes — sont des étudiants. Ils effectuent souvent le trajet quotidien en petits groupes avec leurs amis, pour rejoindre leurs écoles dans les villes voisines. Lorsque l’école est terminée, on peut les voir courir et rire sur les mêmes chemins, sous la chaleur douce de l’été.

des écoliers haïtiens en uniforme
Des garçons se rendant à l’école près de Moron, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

Le pont de Marfranc est l’un de ces lieux qui fait partie du paysage quotidien pour les étudiants vivant dans les environs, mais qui peut ajouter une touche d’excitation à la visite de tout touriste dans le département de la Grand’Anse.

une écolière haïtienne en uniforme marchant sur un pont suspendu
Une écolière traversant un pont à Marfranc, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

Comme dans toutes les régions rurales d’Haïti, le département de la Grand’Anse regorge d’hôtels, d’auberges et de chambres d’hôtes parmi lesquels vous pouvez choisir. Vous ne savez pas où loger ? C’est facile : demandez à un habitant !

moto avec passager passant devant un bâtiment hôtel
Hôtel Cash-Cash à Dame Marie, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

Pour ces villes côtières comme Corail, l’importance de la pêche locale ne peut être sous-estimée. Le commerce de gros et de détail est la manière dont beaucoup de personnes gagnent leur vie, mettent de la nourriture sur leurs tables et celles de leurs clients.

femme haïtienne avec un foulard rouge et un bol de conque
Femme vendant de la conque à Corail, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

La beauté des villes entourant la rivière Grand’Anse réside dans le fait qu’elles ont appris à embrasser et à s’adapter à son architecture naturelle. Autour du cours d’eau, des parcelles de légumes et de petites habitations ont émergé, sans jamais perturber son flux

vue aérienne des champs agricoles, de la rivière, de la route et des plantations
Paysage à Troupeau, près de Corail, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

Les pêcheurs et pêcheuses ne sont pas étrangers à l’art précis d’écailler, vider et préparer les poissons en vue des ventes de la journée. Plus c’est frais, mieux c’est ; souvent, une prise du matin devient un déjeuner ou un dîner frit ou en ragoût dans l’après-midi.

femme haïtienne portant un chapeau en paille en train de nettoyer un poisson
Femme nettoyant un poisson près du port à Pestel
Photo: Mikkel Ulriksen

Les villes montagneuses abritent également leurs propres communautés animées et dynamiques. Les agriculteurs et les marchands descendent vers les principales villes pour y apporter et vendre des produits frais. Les écoles émergent souvent dans ces zones reculées, allégeant ainsi le fardeau des étudiants qui, autrement, auraient du mal à payer leurs frais de scolarité dans des villes comme Jérémie, Abricots ou Pestel.

bâtiment scolaire haïtien dans un paysage montagneux
Une école dans les montagnes près de Jean Beurry, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen

Les habitants de la Grand’Anse ont des cœurs aussi vastes et ouverts que leurs villes natales. Si vous avez l’occasion de faire le trajet jusque-là, c’est une expérience qui mérite d’être vécue et racontée.

Garçons haïtiens dans le village de Joly Guibert, Grand’Anse
Photo: Mikkel Ulriksen