Haïti de près

Vous pensez connaître Haïti ? Ces six villes vont vous faire changer d’avis

Ville de Baradères
Photo : Anton Lau

Vous pensez connaître Haïti ? Ces six villes prouvent le contraire

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La plupart des gens ne connaissent Haïti que de nom — généralement associé à sa capitale. Même les visiteurs réguliers n’en explorent souvent qu’une infime partie. Ils atterrissent à Cap-Haïtien, filent vers les plages et repartent en pensant avoir tout vu. Pourtant, Haïti ne se résume pas à ses portes d’entrée.

Sortez des sentiers battus et vous découvrirez des villes où l’histoire ne s’est pas seulement écrite — elle continue de vibrer dans les rues. Des lieux où l’indépendance a été proclamée, où les rythmes du Vodou résonnent jusqu’au bout de la nuit, où poètes et romanciers ont façonné un héritage littéraire, et où l’air mêle les effluves des champs de vétiver à celles du sel marin.

Des villes perchées dans les hauteurs aux refuges côtiers, ces six cités haïtiennes vous invitent à aller plus loin — car pour vraiment comprendre Haïti, il faut l’explorer au-delà de l’évidence.

Pestel
Photo: Mikkel Ulriksen

1. Pestel

Si vous faites partie de ces voyageurs en quête d’escapades hors des sentiers battus, Pestel est fait pour vous. Niché dans la région de la Grand’Anse, ce coin luxuriant et sauvage d’Haïti est à la fois refuge montagnard et havre côtier.

Le sol rougeâtre de la ville nourrit un paysage de collines ondoyantes, de forêts denses et de vergers tropicaux, tandis qu’en contrebas, les eaux des Caraïbes viennent caresser le rivage — un contraste saisissant qu’on ne trouve pas partout. C’est le genre d’endroit où le temps ralentit, idéal pour de longues balades, des sorties en bateau et des soirées passées sous un ciel étoilé.

Envie du plus beau point de vue des environs ? Grimpez jusqu’au Fort Réfléchi, une ancienne forteresse perchée bien au-dessus de la côte. De là-haut, vous profiterez d’un panorama à couper le souffle sur la péninsule de Baradères — le genre de paysage qui fait oublier le Wi-Fi et le tumulte des villes.

Pour une aventure encore plus sauvage, embarquez pour vingt minutes de bateau jusqu’à Petite Cayemite, une petite île juste au large. Vous y découvrirez Anse Blanche, l’une des plages les plus sublimes et méconnues d’Haïti. Sable blanc soyeux, eau turquoise, et pas une foule à l’horizon — le genre d’endroit qu’on aimerait garder pour soi.

Conseil d’initié : Emportez de bonnes chaussures ! Les plus beaux coins de Pestel — qu’ils soient perchés dans les hauteurs ou nichés au bord de l’eau — se découvrent à pied.

Cathédrale Du Souvenir aux Gonaïves
Photo: Jean Oscar Augustin

2. Gonaïves

Peu de villes peuvent se targuer d’un titre aussi prestigieux que celui de Gonaïves, la Cité de l’Indépendance d’Haïti. C’est ici, le 1er janvier 1804, que Jean-Jacques Dessalines s’est adressé au peuple haïtien pour proclamer l’indépendance de la nation, faisant d’Haïti la première république noire libre au monde.

On sent encore l’histoire flotter dans l’air en arpentant la Place d’Armes, où les statues des héros de l’indépendance haïtienne se dressent fièrement. Si vous vous y rendez le jour de l’An, attendez-vous à des défilés, de la musique, et des bols fumants de soup joumou — le plat national haïtien, servi en hommage à une liberté chèrement acquise.

Mais Gonaïves ne se résume pas à son passé historique — c’est aussi l’un des meilleurs endroits pour découvrir la culture vodou haïtienne. La ville abrite de nombreux lakou, ces communautés spirituelles traditionnelles où tambours, rituels et récits se mêlent à la vie quotidienne. Deux des plus célèbres, Lakou Souvenance et Lakou Soukri Danache, attirent chaque année visiteurs et fidèles pour leurs festivals, cérémonies vodou et leur profonde portée spirituelle. Si vous êtes curieux, demandez à un guide local d’organiser une visite — une expérience inoubliable vous attend.

Conseil d’initié : Faites un détour par le Centre PEN Haïti, un centre culturel de Gonaïves qui organise régulièrement des séances de dédicace, des lectures de poésie et des événements littéraires mettant en avant certains des écrivains les plus renommés d’Haïti.

Grotte Marie Jeanne à Port-à-Piment
Photo: CavesOfHaiti.org

3. Port-à-Piment

Nichée le long de la côte sud-ouest d’Haïti, Port-à-Piment est une ville qui offre bien plus que du soleil et du sable. Certes, ses plages sont magnifiques — sable blanc soyeux, eaux turquoise et rythme paisible — mais pour les esprits aventureux, l’essentiel se trouve à l’intérieur des terres.

Bienvenue à la Grotte Marie-Jeanne, le plus vaste réseau de grottes des Caraïbes. Ce labyrinthe souterrain à plusieurs niveaux s’étend sur près de 4 kilomètres, dévoilant stalactites, stalagmites et formations rocheuses anciennes dignes d’un film d’Indiana Jones. C’est l’un des joyaux naturels les plus spectaculaires d’Haïti — et nous l’avons même inclus dans notre sélection des plus beaux sites du pays. Une étape incontournable pour les passionnés d’histoire, les amateurs de sensations fortes et les voyageurs curieux.

De retour à la surface, le village offre le visage typique d’une bourgade de pêche haïtienne, où la vie suit le rythme de la mer. Langouste, lambi et poissons fraîchement pêchés occupent le devant de la scène culinaire, à savourer de préférence avec un peu d’eau de coco tout juste sortie de sa coque.

Conseil d’initié : Après votre passage à Port-à-Piment, mettez le cap sur Port-Salut, qui abrite l’une des plus belles plages d’Haïti — une étape incontournable pour les amateurs de soleil.

Ville de Jacmel
Photo : Anton Lau

4. Jacmel

S’il y a une ville haïtienne qui allie naturellement histoire, art et beauté côtière, c’est bien Jacmel. Connue comme la capitale culturelle d’Haïti, cette charmante ville en bord de mer est un refuge pour les artistes, les musiciens et les esprits libres — et il est impossible d’y séjourner sans être emporté par son énergie créative.

En flânant dans le centre historique de Jacmel, on découvre de superbes demeures du XIXe siècle aux balcons en fer forgé finement travaillés — vestiges de l’époque florissante du commerce du café. Mais la véritable magie se niche dans les détails : fresques murales, mosaïques et œuvres de street art colorées transforment toute la ville en galerie à ciel ouvert.

Jacmel accueille également le carnaval le plus célèbre d’Haïti — un spectacle haut en couleur fait de masques en papier mâché élaborés, de battements de tambours envoûtants et de danses effervescentes. Si vous avez la chance d’y être pendant les festivités, préparez-vous à vivre une célébration comme nulle autre.

Besoin d’une pause ? Faites un tour au Café Koze, un petit coin chaleureux situé sur la rue du Commerce, idéal pour un déjeuner léger, un café glacé ou un verre de jus frais. Installez-vous en terrasse, laissez filer le temps et imprégnez-vous du rythme de la vie quotidienne à Jacmel.

Conseil d’initié : Vous voulez emporter un morceau de Jacmel chez vous ? Passez dans l’un des nombreux ateliers d’artisans de la ville pour acheter un masque en papier mâché fait main — un véritable fragment de culture haïtienne.

Trafic à Les Cayes
Photo : Dyerlin Delva

5. Les cayes

Avec son ambiance côtière décontractée et sa forte culture maritime, Les Cayes est l’une des villes portuaires les plus charmantes d’Haïti. Ce joyau du sud est célèbre pour sa plage de Gelée, où locaux et visiteurs se retrouvent pour profiter du sable doré, des fruits de mer frais et des rythmes envoûtants du konpa diffusés par les restaurants en bord de mer. Commandez une assiette de langouste grillée ou de poisson frit, accompagnez-la d’une bouteille glacée de Prestige ou d’un verre de kleren bien corsé, et laissez la brise marine faire le reste.

Mais Les Cayes ne se résume pas à ses journées de farniente sur la plage — c’est aussi une porte d’entrée vers certains des plus beaux trésors naturels d’Haïti. À quelques kilomètres de la ville se trouve Saut-Mathurine, la plus grande cascade du sud du pays. Cachée dans les collines verdoyantes de Camp-Perrin, son eau turquoise et fraîche en fait un lieu irrésistible pour une baignade revigorante après une journée d’exploration.

Ce qui rend Les Cayes vraiment unique ? Son parfum. La région est le centre névralgique de la production de vétiver en Haïti, une herbe aromatique utilisée dans certains des parfums les plus luxueux au monde. La ville abrite d’immenses distilleries où l’on extrait cette huile essentielle très convoitée, et vous croiserez souvent de gros camions chargés de vétiver fraîchement récolté circulant dans les rues. Le résultat ? Un arôme terreux et enivrant qui flotte dans l’air — une signature olfactive inimitable des Cayes.

Envie d’aventure ? Prenez un bateau depuis Les Cayes jusqu’à l’Île-à-Vache, une île à couper le souffle juste au large, où criques secrètes et plages immaculées composent un paradis pour les voyageurs en quête d’évasion hors réseau.

Conseil d’initié : Si vous êtes de passage en août, ne manquez pas le Festival de Gelée — une grande fête de la gastronomie, de la musique et de la culture haïtienne qui transforme la plage en véritable scène festive.

Côte de Jérémie
Photo : Anton Lau

6. Jérémie 

Jérémie est depuis longtemps surnommée la « Cité des Poètes » — et à juste titre. Cette charmante ville côtière a vu naître Etzer Vilaire et Émile Roumer, deux des écrivains les plus emblématiques d’Haïti. C’est également ici qu’est né le général Thomas-Alexandre Dumas, père de l’écrivain français Alexandre Dumas, père — liant ainsi cette paisible ville haïtienne à l’héritage littéraire des Trois Mousquetaires. (Envie de découvrir d’autres faits étonnants sur Haïti ? Jetez un œil à notre article 15 faits insolites sur Haïti).

Jérémie accueille les visiteurs avec la rivière de la Grande-Anse, qui coule sous le Pont de Jérémie, point d’entrée de la ville. Au-delà du pont s’étend le grenier d’Haïti — des terres fertiles où foisonnent bananes plantains, ignames, patates douces et arbres à pain.

Ce lien profond à la terre se reflète jusque dans l’assiette. Les habitants ne jurent que par le tomtom, une purée collante d’arbre à pain, idéale avec une sauce gombo, et le konparet, un pain épicé légèrement sucré que l’on trouve dans toutes les boulangeries de la ville — parfait pour une petite pause gourmande sur le pouce.

Pour les amateurs d’exploration, Anse d’Azur offre un sable doux et des eaux cristallines, loin de l’agitation touristique, tandis que les collines environnantes font le bonheur des randonneurs et des passionnés d’ornithologie. (Vous avez repéré une espèce rare ? Consultez notre guide des oiseaux d’Haïti pour savoir ce que vous avez trouvé !)

Jérémie fut longtemps l’une des villes les plus isolées d’Haïti, ses routes accidentées la tenant à l’écart du reste du pays. Aujourd’hui, elle est plus accessible — mais elle a su préserver ce rythme lent, cette énergie créative et cette beauté naturelle qui lui donnent des airs de monde à part.

Conseil d’initié : En fin d’après-midi, rendez-vous sur les quais pour observer les voiliers en bois aller et venir — une tradition qui relie Jérémie au reste d’Haïti depuis des générations.


Rédigé par Melissa Béralus

Publié en mars 2025.


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old colonial houses on city street in jacmel

Comment prendre un moto-taxi en Haïti comme un local

Conducteur de moto souriant à Pétion-Ville, Port-au-Prince, Haïti
Conducteur de moto à Pétion-Ville, Port-au-Prince
Photo : Frank Fontain

Comment prendre un taxi-moto en Haïti comme un local

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Si vous avez passé un peu de temps dans des villes haïtiennes comme Les Cayes, Jacmel ou Cap-Haïtien, vous avez sans doute remarqué une chose : les taxis-motos sont partout. Qu’ils filent à toute vitesse dans les rues de la ville, vous emmènent vers les spectaculaires cascades d’Haïti ou slaloment dans le chaos des jours de marché, les motos sont la véritable colonne vertébrale du transport en Haïti.

Elles sont rapides, bon marché et disponibles à chaque coin de rue, ce qui en fait le moyen de transport privilégié aussi bien des habitants que des voyageurs. Mais si c’est votre première fois à l’arrière d’une moto, il y a quelques points essentiels à connaître. De la manière de repérer un taxi-moto à la négociation du tarif, en passant par les erreurs de débutant à éviter (comme vous brûler la jambe sur le pot d’échappement – aïe !), on vous explique tout.

Prêt à monter ? Voici tout ce que vous devez savoir avant d’arrêter votre première moto en Haïti.

Qu’est-ce qu’une moto ?

La moto – abréviation de taxi-moto – est le moyen de transport public le plus rapide et le plus pratique en Haïti. Contrairement aux Tap-Taps, ces minibus colorés qui suivent des trajets fixes, les motos vous emmènent exactement là où vous devez aller – et vite.

Vous pensez avoir besoin d’un Tap-Tap parce qu’une moto ne pourra pas transporter vos bagages ? Détrompez-vous. En Haïti, les motos transportent tout : des fûts de 50 gallons, du bétail, des étagères, des panneaux solaires, une famille de cinq personnes, des matériaux de construction… voire même une autre moto. Il est peu probable que vous ayez plus de choses qu’une moto haïtienne ne puisse supporter.

Taxis-motos dans la circulation à Port-au-Prince, Haïti
Moto Taxis in Port-au-Prince
Photo : Frank Fontain

Comment repérer un taxi-moto

Comment savoir quelles motos sont des taxis-motos ? Réponse courte : vous ne pouvez pas. Pas au premier coup d’œil. Il n’y a aucun signe officiel, aucune couleur particulière, aucun uniforme pour les distinguer. Mais si vous savez quoi observer, vous n’aurez pas besoin de faire signe à toutes les motos qui passent.

Voici ce qui les trahit :

  • Les chauffeurs de taxi-moto vous cherchent du regard. Contrairement aux conducteurs ordinaires qui gardent les yeux sur la route, les chauffeurs de taxi-moto scrutent les trottoirs à la recherche de passagers potentiels.
  • Ils voyagent léger. Un chauffeur de taxi-moto n’aura pas de sac à dos, d’outils ou de sacs de courses attachés à sa moto.
  • Ils portent des chaussures. Pas de tongs. Les bons chauffeurs portent aussi des lunettes et un chapeau.
  • Ils s’arrêtent quand vous leur faites signe. Le moyen le plus simple de savoir ? Faites-leur signe. S’ils ralentissent, vous avez trouvé votre course. S’ils continuent leur chemin, ce n’étaient pas des taxis.
  • Ils ne portent pas d’uniforme. En Haïti, les uniformes sont réservés à l’école ou au travail ; si vous voyez un conducteur en porter un, il n’est probablement pas chauffeur de taxi.

Une chose que vous ne verrez pas ? Un casque pour les passagers. Contrairement à Cuba ou à la République dominicaine, les chauffeurs de moto haïtiens n’ont presque jamais de casque supplémentaire – préparez-vous donc à une expérience cheveux au vent.

moto colorée dans un marché haïtien
Chauffeur de taxi-moto à Pestel
Photo : Mikkel Ulriksen

Comment héler un taxi-moto et négocier le tarif

Arrêter un taxi-moto est aussi simple qu’un rapide geste de la main : si le chauffeur est disponible, il s’arrêtera.

Avant de monter, parlez d’argent. Négociez toujours le tarif à l’avance pour éviter les mauvaises surprises. Et voici un conseil crucial : soyez très clair sur la devise dont vous parlez. Des gourdes haïtiennes ? Des dollars haïtiens ? Des dollars américains ? Les confondre est une erreur classique – et croyez-nous, vous ne voulez pas la commettre.

En savoir plus sur l’argent et le coût de la vie en Haïti ici !

Astuce de pro : Ayez toujours de petites coupures et l’appoint. Certains chauffeurs n’ont réellement pas de monnaie, tandis que d’autres prétendent ne pas en avoir – dans tous les cas, donner un billet trop gros signifie que vous risquez de ne rien récupérer.

Contrairement à d’autres pays, vous ne trouverez pas Uber, Lyft ou Bolt en Haïti. Si vous ne voulez pas héler un chauffeur au hasard, demandez à votre hôtel ou à votre hôte de vous recommander un taxi-moto de confiance et de vous aider à négocier le tarif.

Une fois le prix fixé, gardez votre argent en poche (vous ne payez qu’à l’arrivée) et préparez-vous à partir.

Les taxis-motos ne servent pas seulement à se déplacer en ville : ils sont aussi l’un des meilleurs moyens d’atteindre les superbes plages d’Haïti. Que vous alliez à Raymond Les Bains à Jacmel ou sur l’une des nombreuses plages de Cap-Haïtien, grimper à l’arrière d’une moto vous permet de profiter du paysage tout en évitant les tracas de la circulation.

Taxi-moto dans la Grand’Anse
Photo : Mikkel Ulriksen

La bonne façon de monter sur une moto

L’un des moyens les plus simples de repérer un passager débutant ? La grande brûlure ronde sur son mollet. C’est ce qui arrive quand on monte par le côté droit et qu’on appuie accidentellement sa jambe contre le pot d’échappement brûlant.

Voici comment faire correctement :

  • Montez toujours par le côté gauche : passez votre jambe droite par-dessus.
  • Placez vos pieds sur les repose-pieds près de la roue arrière.
  • Tenez-vous à la petite barre derrière la selle pour plus de stabilité.

Un jeune chauffeur roule un peu trop vite ? Dites-lui de ralentir : « Dousman, zanmim ! » (Ralentis, mon ami !)

Une fois bien installé, votre chauffeur démarrera, slalomant dans les rues pendant que vous vous imprégnez de l’énergie vibrante d’Haïti – les cheveux au vent, l’aventure au bout des doigts.

Les taxis-motos ne sont pas seulement un moyen de se déplacer en Haïti ; ils font partie intégrante de l’expérience. Alors faites-en arrêter un, négociez intelligemment, montez comme un pro et profitez du trajet.

Moto driver crossing suspension bridge in Haiti
Chauffeur de moto sur un pont à Marfranc
Photo : Mikkel Ulriksen

Rédigé par Sarah Wallace.

Publié en octobre 2018.
Mis à jour en mars 2025.


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Sept peintres haïtiens célèbres à découvrir

Peinture haïtienne à vendre à Pétion-Ville
Photo: Franck Fontain

Sept peintres haïtiens célèbres à suivre (et peut-être même à collectionner)

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Les artistes haïtiens repoussent les limites de l’imaginaire, réinterprétant leurs racines culturelles tout en développant des codes visuels uniques. Leurs œuvres, profondément ancrées dans le folklore haïtien et les réalités contemporaines, transcendent les frontières pour offrir une vision universelle de l’expression artistique, mêlant tradition et innovation.

Ces sept artistes visionnaires ne se contentent pas de façonner la scène artistique contemporaine d’Haïti — ils créent aussi des œuvres qui méritent d’être collectionnées. Avec des styles audacieux et des récits saisissants, leurs créations se distinguent dans les galeries, les collections privées et les musées du monde entier.

Œuvres de Tessa Mars
Photo: Tessa Mars

Tessa Mars

Tessa Mars est une artiste haïtienne contemporaine qui s’est imposée par un style distinctif. À travers son art, elle explore des thématiques variées, souvent profondément liées aux réalités sociales et culturelles d’Haïti.

Tessa privilégie les tons pastel doux et les teintes délicates, composant des paysages surréalistes peuplés de visages et de figures mythiques. Son œuvre est une interprétation profondément personnelle de la mémoire collective haïtienne, transformant histoire et identité en compositions audacieuses et oniriques.

En tant que fille de Kettly Mars, une romancière haïtienne renommée, Tessa Mars a tracé sa propre voie dans le monde de la création, affirmant une voix singulière sur la toile.

Découvrez davantage de ses œuvres ici: Site officiel de Tessa Mars

Exposition d’art de Mario Benjamin
Photo: Anton Lau

Mario Benjamin 

Pour Mario Benjamin, l’art haïtien ne se résume pas à peindre des scènes rurales idylliques — son approche est moderne, audacieuse, expérimentale et non conventionnelle.

Son art est une explosion de couleurs vives et inattendues, rompant avec les attentes traditionnelles et propulsant l’art contemporain haïtien vers de nouveaux horizons.

Un artiste autodidacte, Mario Benjamin dépasse le cadre de la peinture en explorant des médiums tels que la sculpture et le travail du métal. Sa maîtrise des matériaux et des couleurs donne naissance à des œuvres non conformistes, vibrantes et chargées d’une énergie brute.

Pionnier de la performance artistique en Haïti, Mario a eu un impact profond sur la scène artistique locale et internationale. Il a inspiré une nouvelle génération d’artistes, dont Sébastien Jean, et a contribué à l’essor de Atis Rezistans, un collectif d’art renommé du quartier de Grand Rue.

Ses œuvres figurent dans des collections privées et de grandes institutions.

Peinture de Mafalda Mondestin
Photo: Mafalda Mondestin

Mafalda Mondestin

Mafalda Mondestin crée un univers artistique où les femmes occupent le devant de la scène. Son approche originale du nu féminin évoque un sentiment de sécurité, de sororité et de liberté.

Sa signature artistique repose sur des tons profonds et neutres, en particulier des noirs intenses qui définissent ses figures. Ce contraste entre lumière et obscurité confère à son œuvre une profondeur unique et saisissante.

Mafalda a étudié les arts visuels et le design graphique au Valencia Community College en Floride, dont elle est diplômée en 2010. Après le séisme de 2010, elle est retournée en Haïti pour se consacrer pleinement à la peinture, au dessin et à la gravure. Aujourd’hui enseignante au Centre d’Art, elle joue un rôle clé dans la formation des nouvelles générations d’artistes haïtiens.

En 2019, elle a participé au programme de résidence Intra-Caribbean Residency Program à Cuba, soutenu par l’UNESCO, où elle s’est spécialisée en gravure.

Découvrez ses œuvres ici: Site officiel de Mafalda Mondestin

Peinture de Pasko
Photo: Paske

Pasko

Pierre Pascal Mérisier, connu sous le nom de Pasko, est un Artiste haïtien dont les œuvres se distinguent par des formes hybrides fascinantes. Ses peintures mêlent humains, animaux et plantes dans des compositions complexes et surréalistes.

Son univers visuel singulier se caractérise par des yeux disproportionnés, des membres récurrents et des motifs hypnotiques, qui brouillent les frontières entre réalité et imagination. Son art invite le spectateur à réfléchir à la relation symbiotique entre l’être humain et la nature.

Né en Pétion-Ville est peintre et graveur, formé par l’artiste haïtien Tigo. Son œuvre puise profondément dans la culture populaire haïtienne, mêlant des thèmes traditionnels à des interprétations modernes.

Aujourd’hui, il enseigne la gravure au sein du Centre d’Art, Les créations de Pasko sont reconnues pour leur précision technique et leur originalité, ce qui lui vaut une place de choix dans l’art contemporain haïtien.

Peinture d’Emilcar Similien
Photo: SIMIL

SIMIL

Emilcar Similien, connu sous le nom de SIMIL, est né à Saint-Marc en 1944. Sa passion pour le dessin et la peinture s’est manifestée très tôt et a rapidement évolué vers un style artistique distinctif.

Les œuvres de SIMIL mettent souvent en scène des silhouettes féminines ornées de bijoux dorés, incarnant une élégance intemporelle et une forte charge symbolique.

Ses peintures sont reconnues pour leurs détails raffinés et leur exécution précise, chaque élément étant minutieusement travaillé pour plonger le spectateur dans un récit riche.

Fortement influencé par l’art de l’Égypte antique, il représente souvent ses figures de profil, sur des fonds lumineux. Il travaille principalement à l’acrylique sur masonite, créant des œuvres profondément symboliques et richement détaillées.

Les œuvres de SIMIL font partie de la collection du Centre d’Art, témoignant de son influence durable sur l’art contemporain haïtien.

Peinture de Frantz Zéphirin
Photo: Centre d’Art

Frantz Zéphirin

Né au Cap-Haïtien le 10 décembre 1966, Frantz Zéphirin il a été initié à la peinture en 1973 par son oncle, Antoine Obin, maître de la tradition artistique capoise.

Cependant, l’univers artistique de Zéphirin est bien plus vibrant et surréaliste que celui de ses prédécesseurs. Ses peintures éclatent de couleurs, de motifs complexes et de récits imaginatifs.

Ses œuvres représentent des personnages bibliques, Loas (esprits du Vodou), et des scènes de la vie sociale et politique haïtienne, offrant une vision symbolique et à plusieurs niveaux de l’identité haïtienne.

L’un des éléments les plus reconnaissables de son œuvre est l’usage des animaux, qu’il intègre avec aisance dans ses compositions. Selon Zéphirin, « il y a un animal en chaque être humain », un thème récurrent dans l’ensemble de son art.

Installation artistique de Pascale Monnin
Photo: Valérie Baeriswyl

Pascale Monnin

Née à Port-au-Prince en 1974, Pascale Monnin est une artiste haïtiano-suisse pluridisciplinaire dont le travail se distingue par une esthétique poétique et singulière. Sculptrice, graveuse et peintre, elle puise son inspiration dans le folklore haïtien, tout en construisant un univers visuel profondément personnel.

Les symboles récurrents dans son art incluent les oiseaux, représentant la liberté, et les œufs, symboles de renouveau et de fragilité. Ces motifs traduisent son exploration constante de la vie, de la transformation et du passage du temps.

Au-delà de sa pratique artistique personnelle, Pascale et sa famille ont joué un rôle clé dans l’histoire de l’art haïtien. Depuis 1956, la Galerie Monnin, fondée par sa famille, a soutenu et exposé des artistes haïtiens. Pascale a également dirigé le Centre d’Art d’Haïti de 2014 à 2016.

Son travail a été présenté dans des lieux prestigieux tels que le Grand Palais, la Villa Médicis et le Fowler Museum, et fait partie de collections d’institutions comme le Musée du Panthéon National Haïtien et le Waterloo Center for the Arts.

Suivez son travail sur Instagram: @pascale_monnin


Rédigé par Costaguinov Baptiste.

Publié en mars 2025.


Grandes organisations caritatives haïtiennes à soutenir (et celles à éviter !)

Garçon haïtien tenant un cœur rouge sculpté dans du calcaire, gravé du mot Haïti
Franklin à Kabik, Jacmel
Photo : Mikkel Ulriksen

Grandes associations haïtiennes à soutenir (et celles à éviter !)

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Ne vous laissez pas tromper

Des noms d’associations connus peuvent être rassurants, mais ce sont parfois les plus grandes et les plus établies qui ont le pire historique : gaspillage des dons pour couvrir des frais administratifs excessifs et incapacité à transformer efficacement votre argent en actions concrètes sur le terrain.

Depuis plus de dix ans, Haïti est perçue comme une destination de l’altruisme, attirant bénévoles et donateurs désireux de soutenir les communautés touchées par le séisme dévastateur de 2010. Mais malgré ces bonnes intentions, des centaines de millions de dollars ont été mal gérés, gaspillés ou investis dans des projets inefficaces, qui ont eu peu d’impact réel pour les Haïtiens eux-mêmes.

La Croix-Rouge américaine
Après des années d’alertes lancées par la communauté haïtienne, une enquête conjointe de ProPublica et NPR a révélé comment la Croix-Rouge américaine avait largement déformé la réalité de son action en Haïti. L’organisation a levé près d’un demi-milliard de dollars pour venir en aide aux victimes du séisme, mais n’a construit que six maisons permanentes — tout en engloutissant une grande partie des fonds dans des frais administratifs flous. Des donateurs bien intentionnés ont fait confiance à la Croix-Rouge pour obtenir des résultats concrets, mais les fonds, pourtant urgents, n’ont jamais atteint les organisations locales qui auraient pu les utiliser de manière bien plus efficace.

Oxfam
Dans l’un des plus grands scandales humanitaires de ces dernières années, des employés d’Oxfam ont été accusés d’avoir exploité des femmes haïtiennes vulnérables après le séisme. Des cadres de l’organisation ont engagé des travailleuses du sexe — y compris des mineures — alors qu’ils étaient en mission humanitaire, abusant de leur position de pouvoir. Lorsque ces révélations ont éclaté, Oxfam a d’abord tenté d’étouffer l’affaire, avant de reconnaître de graves manquements dans sa gestion et sa supervision. Ce scandale a provoqué une prise de conscience mondiale sur la responsabilité dans l’action humanitaire, mais pour beaucoup en Haïti, les dégâts étaient déjà irréparables.

L’industrie des orphelinats
Faire un don à un orphelinat peut sembler être une cause noble, mais le système des orphelinats en Haïti est miné par l’exploitation. De façon choquante, 80 % des enfants vivant dans des orphelinats haïtiens ont au moins un parent vivant. De nombreuses familles sont trompées et incitées à abandonner leurs enfants, séduites par de fausses promesses d’éducation et de soins. En réalité, beaucoup d’orphelinats fonctionnent comme des entreprises lucratives, utilisant les enfants pour attirer des dons étrangers tout en négligeant leur bien-être. Des rapports ont révélé des cas de trafic d’enfants, de maltraitance et de négligence grave dans bon nombre de ces établissements.

Où va l’argent ?
Même lorsque les organisations caritatives ne sont pas impliquées dans des abus flagrants, la structure même de l’aide internationale reste profondément défaillante. Une analyse des dépenses de l’USAID en Haïti a révélé que seulement 7,6 % des fonds étaient réellement alloués à des organisations locales. La majeure partie de l’aide financière ne parvient jamais en Haïti : elle transite par des sous-traitants internationaux, des frais généraux et des ONG étrangères, dont beaucoup opèrent sans transparence ni réelle concertation avec les acteurs locaux.

Alors, à qui faire confiance ?

Quelles associations sont fiables ? Existe-t-il des projets de bénévolat sur le terrain où les visiteurs peuvent réellement faire la différence ?

L’essentiel est de ne pas se laisser séduire par les grands noms ou les campagnes de levée de fonds spectaculaires. Soutenir des organisations haïtiennes — celles qui travaillent directement avec leurs communautés, sans frais généraux excessifs ni décideurs étrangers — c’est s’assurer que votre argent ait un véritable impact.

Vous souhaitez faire un don pour Haïti ? Faites vos recherches, suivez l’initiative des Haïtiens eux-mêmes, et assurez-vous que votre soutien parvienne là où il est réellement nécessaire.

Trois garçons haïtiens sur des vélos BMX
Garçons à vélo, Marigot
Photo : Franck Fontain

Organisations fondées par des Haïtiens à soutenir en toute confiance

Heureusement, de nombreuses initiatives remarquables dirigées par des Haïtiens œuvrent sans relâche pour apporter un changement réel et durable. Ces organisations, fondées et gérées par des Haïtiens, comprennent profondément les besoins de leurs propres communautés — elles ont fait leurs preuves, fonctionnent avec transparence et, surtout, s’engagent en faveur de solutions qui donnent réellement du pouvoir aux populations locales.

Qu’il s’agisse d’éducation, de santé, de durabilité environnementale ou de développement économique, ces organisations haïtiennes — fondées et dirigées par des Haïtiens — accomplissent un travail que l’aide internationale échoue souvent à réaliser. En les soutenant, vous ne faites pas qu’un don : vous investissez dans l’avenir d’Haïti, selon les termes des Haïtiens eux-mêmes.

Fonkoze

Fondée en 1994, Fonkoze est la plus grande institution de microfinance en Haïti, dédiée à l’autonomisation des communautés rurales — en particulier des femmes — grâce à des services financiers et à l’éducation. En offrant l’accès à des microcrédits, des comptes d’épargne et des programmes d’éducation financière, Fonkoze aide les entrepreneuses et entrepreneurs à lancer et développer leurs activités, permettant ainsi à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté.

Au-delà de la microfinance, Fonkoze mène le programme Chemen Lavi Miyò (Le chemin vers une vie meilleure) — une initiative novatrice conçue pour accompagner les femmes les plus vulnérables d’Haïti. Grâce à une combinaison d’allocations en espèces, d’aide alimentaire, de soins de santé et de formation à la gestion d’entreprise, les participantes acquièrent les compétences et les ressources nécessaires pour atteindre l’autonomie financière.

Grâce à son engagement fort en faveur de l’autonomisation des femmes et de solutions portées par les communautés, Fonkoze reste un acteur de premier plan dans la lutte contre la pauvreté et la construction d’une résilience économique durable en Haïti.

Soutenez l’indépendance financière des femmes haïtiennes sur fonkoze.org

La Fondation CHF

Depuis plus de 32 ans, la Fondation du Centre Hospitalier de Fontaine (CHFF) représente une bouée de sauvetage pour les communautés de Cité-Soleil, l’une des zones les plus densément peuplées et les plus défavorisées d’Haïti, souvent marquée par une pauvreté extrême et un accès très limité aux services de base. Fondée par Jose Ulysse en 1991 et aujourd’hui dirigée par Kareen Ulysse, la CHFF fonctionne selon un principe fondamental : agir là où les autres n’interviennent pas, quand les autres ne le peuvent pas.

Au cœur de sa mission se trouve le Centre Hospitalier de Fontaine (CHF), le seul établissement médical ouvert 24h/24 et 7j/7 à Cité-Soleil, qui fournit des soins vitaux, des services de santé maternelle et des traitements d’urgence à des milliers de résidents. Le CHFF gère également l’École Mixte Petit Cœur de Jésus, une école qui offre une éducation et des repas quotidiens aux enfants, ainsi que le CFPTF College, un programme de formation professionnelle conçu pour doter les jeunes de compétences concrètes et leur offrir des débouchés professionnels.

Grâce à son approche centrée sur la communauté, la CHFF s’efforce de briser les cycles de pauvreté en garantissant l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux opportunités économiques pour celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Aidez la CHFF à offrir des soins de santé et une éducation à Cité-Soleil sur chffoundation.com

P4H Global

P4H Global (Partners for Haiti) est une organisation à but non lucratif dirigée par des Haïtiens, dédiée à la transformation de l’éducation en Haïti à travers des programmes de formation des enseignants durables et portés localement. Plutôt que de s’appuyer sur des solutions à court terme, P4H Global met l’accent sur l’équipement des éducateurs haïtiens avec les connaissances et les compétences nécessaires pour créer un changement durable dans le système éducatif du pays.

Fondée sur la conviction que l’éducation est la clé pour briser les cycles de pauvreté, P4H Global travaille directement avec les écoles et les communautés pour autonomiser les enseignants et améliorer les résultats d’apprentissage à travers Haïti. Sous la direction de Dr. Bertrhude Albert, l’organisation a formé des milliers d’éducateurs, renforçant un modèle d’autosuffisance, d’excellence et d’innovation dans l’éducation haïtienne.

Faites partie du changement dans l’éducation haïtienne sur p4hglobal.org

FOKAL

Fondée en 1995, Fondasyon Konesans Ak Libète (Fondation pour la Connaissance et la Liberté) — mieux connue sous le nom de FOKAL — est une fondation haïtienne de premier plan, engagée à autonomiser les communautés locales à travers l’éducation, le développement économique et le plaidoyer.

FOKAL soutient les associations de petits producteurs, les organisations féminines de base et les entreprises locales éthiques — les véritables premières réponses en période de crise et les agents les plus solides de la résilience communautaire, de l’autogestion, du plaidoyer local et de la reprise économique. En investissant dans ces initiatives dirigées par des Haïtiens, FOKAL favorise un changement durable et porté par la communauté, plutôt que de renforcer la dépendance à l’aide à court terme.

Soutenez la mission de FOKAL en faisant un don directement ici.

En savoir plus sur fokal.org

Grown in Haiti

Dans les montagnes de Cap Rouge, près de Jacmel, Grown in Haiti est une initiative de reforestation durable et portée par la communauté, fondée en 2014 par Sidney-Max Etienne. Dans un pays où la déforestation et la pauvreté sont étroitement liées, planter des arbres ne se limite pas à restaurer l’environnement — il s’agit d’autonomiser les communautés locales en leur offrant des ressources durables et des opportunités économiques à long terme.

Vous pouvez contribuer en faisant un don directement via le site web de Grown in Haiti. Pour ceux qui souhaitent s’impliquer de manière plus concrète, des volontaires motivés sont les bienvenus pour aider à entretenir les pépinières, partager leurs connaissances et développer des compétences communautaires qui garantiront un impact durable.

Impliquez-vous et faites un don sur growninhaiti.com

Haiti Communitere

Situé à Clercine, à Port-au-Prince, Haiti Communitere est un centre de ressources communautaires dynamique qui apporte un soutien essentiel aux initiatives locales et aux organisations internationales. En offrant des ressources, des conseils et des modèles de travail durables, Haiti Communitere permet aux petites organisations de lancer et d’élargir leurs projets dans un environnement difficile.

Au-delà de son rôle en tant que centre de soutien, Haiti Communitere a également mené ses propres initiatives ayant un impact dans divers domaines, notamment l’éducation linguistique, la santé sexuelle et le développement communautaire. Sa mission principale est de favoriser des solutions locales, en veillant à ce que les projets dirigés par des Haïtiens disposent des outils et de l’espace nécessaires pour prospérer.

Impliquez-vous sur haiticommunitere.org

Haiti Ocean Project

Basé à Petite-Rivière-de-Nippes, Haiti Ocean Project est dédié à la préservation et à la protection de la vie marine, y compris les tortues marines, les requins et les raies. L’organisation intervient à la fois à Petite-Rivière et à Grand Boucan, et travaille non seulement à protéger la riche biodiversité marine d’Haïti, mais met également l’accent sur l’éducation des communautés et les pratiques de pêche durables.

En sensibilisant et en promouvant les efforts de conservation, Haiti Ocean Project permet aux pêcheurs locaux et aux jeunes Haïtiens de devenir des acteurs engagés dans la préservation de leur environnement côtier, garantissant ainsi que les écosystèmes marins d’Haïti prospèrent pour les générations à venir.

En savoir plus et faire un don ici : haitioceanproject.com

Ayiti Community Trust

Ayiti Community Trust (ACT) est la première et unique fondation communautaire d’Haïti, dédiée à favoriser un développement durable et dirigé par des Haïtiens plutôt qu’une aide à court terme. En se concentrant sur l’éducation civique, la durabilité environnementale et l’entrepreneuriat, ACT soutient des solutions locales qui permettent aux communautés de créer un changement durable.

Ce qui rend ACT unique, c’est son modèle de dotation, qui collecte des ressources auprès des Haïtiens en Haïti, de la diaspora et des alliés internationaux. Plutôt que de dépendre des efforts de secours temporaires, ACT investit dans des organisations locales et des leaders communautaires, garantissant que le changement vienne de l’intérieur et soit construit pour durer.

Grâce à ses subventions et à son plaidoyer, ACT modifie le récit autour d’Haïti — en s’éloignant de la dépendance pour se tourner vers l’autosuffisance et le progrès à long terme.

Faites partie de ce mouvement pour un changement durable sur ayiticommunitytrust.org

L’une des meilleures façons d’aider Haïti ? Visiter et soutenir les entreprises locales !

Si vous avez l’opportunité de visiter Haïti, vous aurez un aperçu direct des réalités du pays et serez dans une position plus favorable pour prendre des décisions éclairées sur la manière de contribuer.

L’une des manières les plus efficaces de soutenir les communautés haïtiennes est le tourisme éthique — en dépensant vos dollars de voyage directement auprès des entreprises locales. Que ce soit en séjournant dans des maisons d’hôtes gérées par des Haïtiens, en dînant dans des restaurants familiaux ou en achetant des objets artisanaux faits main par des artisans locaux, votre présence peut avoir un impact direct et positif sur l’économie.

Le tourisme offre un moyen durable de favoriser la croissance économique, en autonomisant les communautés locales là où l’aide internationale a souvent été insuffisante. Le coût de la vie permet des voyages abordables tout en vous permettant de donner généreusement des pourboires et de soutenir les petites entreprises, garantissant ainsi que votre argent reste au sein de la communauté.

Si vous visitez Haïti, faites en sorte que cela compte : séjournez, mangez, explorez et célébrez Haïti avec ceux qui l’appellent leur chez-soi. Et pendant votre séjour, soyez à l’affût des organisations haïtiennes qui mènent un travail transformateur et méritent notre soutien collectif. Soutenir les entreprises locales et les initiatives est l’une des meilleures façons de contribuer au développement de cette nation farouchement indépendante.


Rédigé par Kelly Paulemon.

Publié en avril 2020.

Mis à jour en février 2025.


Des sirènes au Lougawou: Découvrez le folklore haïtien

Praticien du Vodou
Photo: Pierre Michel Jean

Entre mer et ombre: La légende des sirènes haïtiennes et du lougawou

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« Krik…! Tim tim…! »

Lorsque vous entendez cet appel captivant d’un conteur haïtien, préparez-vous à être transporté dans un monde incroyable, vivant d’imagination et imprégné de légendes. La richesse et la profondeur des contes haïtiens ne manqueront pas de vous étonner. Traditionnellement racontées autour d’un arbre au crépuscule, dans l’ambiance chaleureuse d’une cour, ces histoires donnent vie à des personnages extraordinaires sous nos yeux.

Le folklore haïtien, une tradition orale avant tout, sert de pont culturel entre les générations. C’est une expérience communautaire où jeunes et anciens se rassemblent pour revisiter des histoires bien-aimées, mêlant créatures magiques, figures historiques, animaux et lieux mythiques. À travers ces contes, les aînés transmettent leur sagesse et des leçons de vie, inscrivant les personnages de ces récits dans la conscience collective haïtienne en tant que mythes vivants.

Alors, restez bien accrochés à votre écran pendant que nous plongeons dans l’univers des légendes du folklore haïtien, vous faisant découvrir des êtres comme la fascinante sirène haïtienne, le mystérieux Maître Minuit, ou le légendaire lougawou. Préparez-vous à un voyage à travers une culture où la frontière entre le réel et l’imaginaire est aussi délicate qu’un voile.

Une sirène haïtienne
Illustration: Corine Bond

1. Dévoiler le mystère de la sirène haïtienne

Rencontrez la fascinante La Sirène, ou sirène haïtienne, un mélange captivant de divinité et de légende. Vénérée dans le Vodou en tant qu’esprit puissant, elle règne sur les profondeurs de l’océan avec son conjoint, Agwe. Gardienne des trésors de la mer, son attrait réside dans le mystère et la puissance qu’elle détient, faisant d’elle un objet de révérence et de prudence.

Une visite sur les rives de l’île pourrait expliquer pourquoi les habitants laissent leur or à la maison ; le porter, c’est l’offrir directement à la sirène haïtienne, qui est connue pour ne pas avoir besoin d’invitation pour revendiquer ce qui attire son regard.

Rares sont ceux qui ont aperçu cet être majestueux, aux cheveux flottants, au bord de l’eau. Son chant, une mélodie qui lie l’âme, a attiré d’innombrables personnes dans son royaume aquatique, pour les ramener enrichis des trésors de la mer au fil du temps.

Pour ceux suffisamment audacieux, capturer son peigne en or pendant son repos au bord de la mer pourrait vous valoir une visite dans vos rêves, où elle sera prête à négocier son retour contre un trésor.

Arc-en-ciel haïtien
Illustration: Corine Bond

2. Un arc-en-ciel haïtien est bien plus qu’il n’y paraît

Lorsque vous pensez à un arc-en-ciel, vous imaginez probablement la belle arche de couleurs dans le ciel, un phénomène optique simple mais fascinant. Cependant, plongez dans le folklore haïtien, et vous découvrirez qu’un arc-en-ciel n’est pas simplement un arc-en-ciel. Ici, en Haïti, un arc-en-ciel est en réalité un serpent colossal, étanchant sa soif dans la mer après une pluie.

Dans la tradition Vodou, l’arc-en-ciel est étroitement lié à la déesse Ayida et à son conjoint, Dambala, le couple divin connu pour leurs rôles dans la création et la sagesse. Les anciens racontent des histoires sur la façon de capturer le « bonnet » de l’arc-en-ciel — pendant un moment d’inattention alors qu’il boit de la mer — ce qui peut vous rendre riche, un peu comme les récits envoûtants sur la sirène haïtienne.

Bouki et Ti Malice
Illustration: Corine Bond

3. Bouki et Ti Malice, le duo dynamique du folklore haïtien

Si vous vous vantez d’être un peu un farceur, attendez de découvrir Bouki et Ti Malice. Ces deux-là sont l’incarnation du dicton « aussi épais que des voleurs », prouvant qu’aucune soirée de contes sous les étoiles haïtiennes n’est complète sans leurs facéties.

Ti Malice, le nom ne trompe pas, n’est-ce pas ? C’est le génie des farces, toujours un coup d’avance avec une blague dans la manche. Bouki, son compagnon fidèle, se retrouve souvent du côté des maladroits dans ces aventures, méritant ainsi le titre de l’imbécile attachant. En créole haïtien, être appelé un Bouki revient à être surnommé le clown de la classe – tout cela dans la bonne humeur, mais vous feriez bien de vérifier s’il n’y a pas de coussins péteurs avant de vous asseoir.

Leurs histoires ne sont pas seulement pour rire ; elles sont tissées dans le tissu même de l’éducation haïtienne. Des leçons en classe aux contes du soir, les aventures de Bouki et Ti Malice enseignent des leçons précieuses enveloppées de humour et d’esprit, faisant d’eux des personnages inoubliables du folklore haïtien.

Mèt Minwi
Illustration: Corine Bond

4. Mèt Minwi : Le Géant des Nuits Haïtiennes

À la tombée de la nuit, avancez prudemment, car Mèt Minwi (le Maître de Minuit) veille sur les carrefours. Le folklore haïtien est une tapisserie tissée de magie et de récits glaçants, parmi lesquels Mèt Minwi se distingue – littéralement. Cette figure énigmatique, si grande que sa tête se perd dans les nuages, est l’objet de chuchotements parmi ceux qui prétendent l’avoir vu bloquer les chemins en pleine nuit.

Gardien ou spectre, ses origines sont aussi mystérieuses que ses motivations. Pourtant, les histoires s’accordent sur une chose : la présence imposante de Mèt Minwi suffit à dissuader les plus audacieux de leurs errances nocturnes. Comment il est devenu une figure incontournable des récits d’horreur du folklore haïtien, c’est à chacun de deviner, mais sa légende maintient les aventuriers bien loin des carrefours après la tombée de la nuit.

Zombie haïtien
Illustration: Corine Bond

5. Zombis

Les zombies peuvent sembler être le trope d’horreur préféré d’Hollywood, mais en Haïti, ils font partie d’une histoire bien plus profonde. Depuis que les marines américains ont mis les pieds en Haïti lors de l’occupation de 1915, le monde est captivé par les récits de zombies haïtiens, alimentant les imaginations et même des intrigues de films. Mais clarifions une chose : les morts-vivants d’Hollywood n’ont que peu en commun avec la véritable figure du folklore haïtien.

Au cœur de la culture haïtienne, un zombie n’est pas simplement un mort-vivant. Il s’agit davantage de l’esprit que de la chair. Ces zombies sont des personnes vivantes sous l’influence d’un puissant sorcier qui a capturé leur esprit, et non des goules affamées de cerveaux sortant de leurs tombes. La véritable peur ? Ce n’est pas d’être dévoré par un zombie, mais la pensée glaçante qu’un sorcier puisse s’emparer de votre esprit et vous asservir.

Alors, la prochaine fois que vous regardez un film de zombies, souvenez-vous : en Haïti, les zombies ne sont pas une question d’horreur des morts-vivants, mais du pouvoir de l’invisible et de la lutte pour l’esprit de chacun.

Lougawou
Illustration: Corine Bond

6. Méfiez-vous du Lougawou

Vous êtes-vous déjà retrouvé face au terme lougawou ? Venant de l’expression française loup-garou (signifiant loup-garou), le lougawou haïtien n’est cependant pas celui que l’on voit dans les films, tout crocs et fourrure sous la pleine lune. Le jour, un lougawou se fond dans la masse, mais à la tombée de la nuit, il se transforme, non pas en un loup classique, mais en une créature à plumes qui prend son envol à la recherche de… disons simplement que vous ne voudriez pas faire partie de son itinéraire.

En Haïti, on dit que chaque quartier a son lougawou, souvent une vieille femme sans méfiance pendant la journée. Ces histoires ne servent pas seulement à effrayer les enfants ; elles font partie intégrante du folklore haïtien, brouillant les frontières entre le réel et le mystique.

Maintenant, vous vous dites peut-être : « Comment empêcher un lougawou volant de s’approcher ? » Heureux que vous l’ayez demandé ! C’est simple : les arbres de cèdre. C’est bien ça, planter des arbres de cèdre autour de votre jardin (ou lakou comme on dit ici) est le répulsif traditionnel contre les lougawous. Apparemment, ils ne supportent pas l’odeur.

De plus, la tradition culturelle haïtienne du beny chans, un bain aux herbes censé offrir protection et chance, est particulièrement utilisé pour protéger les enfants de l’emprise des lougawous.

Si cet article a éveillé votre curiosité et que vous souhaitez plonger davantage dans la magie du folklore haïtien, voici quelques recommandations:

  • Tell My Horse de Zora Neale Hurston offre une exploration éclairante de la spiritualité et du mysticisme haïtiens, mêlant expériences de première main et récit captivant. C’est également l’un de nos choix préférés pour comprendre le Vodou haïtien. Découvrez d’autres de nos livres favoris sur le Vodou haïtien ici.
  • Le Carnaval haïtien (ou kanaval en créole) est une célébration annuelle profondément ancrée dans le folklore de l’île. Des costumes fantastiques aux personnages légendaires, c’est une véritable fête pour les sens. Rencontrez les personnages colorés du Carnaval de Jacmel dans notre guide ici.
  • Les zombies existent-ils réellement ? Bien loin des représentations d’Hollywood, la mythologie de ces créatures fascinantes mais mal comprises a été façonnée par des croyances profondes et le traumatisme de l’esclavage. Lisez l’histoire vraie des zombies haïtiens ici.
  • Découvrez également Corine B, l’artiste haïtienne talentueuse qui a créé les magnifiques illustrations de cet article. Retrouvez-la sur Instagram ici.

Rédigé par Costaguinov Baptiste.

Publié en décembre 2024


Argent et Coûts en Haïti

Deux mains échangeant des billets de monnaie haïtienne en gourdes
Gourdes haïtiennes
Photo: Mikkel Ulriksen

Argent et Coûts en Haïti

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Vous êtes debout à la carrousel de l’Aéroport International Toussaint Louverture, et votre escapade excitante en Haïti est enfin sur le point de commencer. Il y a beaucoup de choses auxquelles penser : avez-vous confirmé votre transport pour l’hôtel ? Quel restaurant avez-vous choisi ? Est-ce que cette poignée solitaire qui tourne sur le carrousel appartient à vos bagages ?

Si vous avez lu notre guide pour vous rendre en Haïti, vous saviez qu’il fallait prévoir 10 USD pour payer la taxe touristique à votre arrivée. Bien joué !

Avant de partir explorer le cœur festif des Caraïbes, assurez-vous d’avoir un peu d’argent en main. Gérer la monnaie en Haïti peut être délicat, mais ne vous inquiétez pas—nous sommes là pour vous aider. De la compréhension de la gourde haïtienne à la recherche des meilleurs taux de change, nous vous guiderons pour gérer vos finances comme un pro.

Monnaie haïtienne : Ce que vous devez savoir

La monnaie officielle d’Haïti est la gourde haïtienne (HTG), souvent abrégée en HTG ou GDES. Les deux termes désignent la même monnaie, et depuis mars 2018, la Banque centrale d’Haïti exige que toutes les entreprises affichent les prix en HTG. Cette réglementation assure une meilleure transparence pour les habitants comme pour les voyageurs et reflète les efforts visant à stabiliser l’économie locale.

Bien que la gourde haïtienne (HTG) soit la monnaie standard, les dollars américains sont encore largement acceptés, en particulier dans les zones fréquentées par les touristes, comme Cap-Haïtien et Jacmel. Il est particulièrement pratique de porter des coupures de petite valeur, telles que des billets de 1 $, 5 $ ou 10 $, pour les pourboires, les transports ou les petites transactions. Il faut simplement garder à l’esprit qu’utiliser des HTG peut souvent vous offrir un meilleur rapport qualité-prix, car les commerçants peuvent appliquer des taux de change moins avantageux pour les dollars américains.

La monnaie elle-même est une introduction colorée à la culture haïtienne. Les billets haïtiens vont de 10 HTG à 1 000 HTG et présentent des figures et des monuments célèbres. Les pièces existent, mais elles sont rarement utilisées dans les transactions quotidiennes, ce qui fait des billets votre option privilégiée pour la plupart des achats. Si vous êtes nouveau dans l’utilisation de la gourde, vous familiariser avec ses dénominations peut rendre vos transactions plus fluides et agréables.

Deux femmes échangeant des billets de gourdes haïtiennes contre de l'ail dans un marché de rue
Gourdes haïtiennes
Photo: Franck Fontain

Bills, Bills, Bills

En Haïti, vous rencontrerez un mélange de pièces et de billets, chacun avec son propre design qui reflète la riche histoire et la culture de la nation. Voici ce que vous devez savoir sur la monnaie actuellement en circulation :

Pièces

  • 1 HTG – La plus petite des deux pièces, bien qu’elle ne soit pas couramment utilisée.
  • 5 HTG – La pièce plus grande et plus fréquemment rencontrée.

Les billets sont :

  • 10 HTG – Le billet le plus petit, de couleur gris-violet clair, présentant le Fort Cap Rouge (Fort Ogé) sur son design.
  • 25 HTG – Un design « vintage » qui n’a pas été mis à jour, ce qui le rend unique parmi les billets haïtiens.
  • 50 HTG – De couleur rose, présentant François Capois, un héros de l’indépendance haïtienne.
  • 100 HTG – Bleu, présentant Henri Christophe d’un côté et l’emblématique Citadelle Henri de l’autre.
  • 250 HTG – Jaune et marron, mettant en avant Jean-Jacques Dessalines et le Fort Décidé.
  • 500 HTG – Le seul billet vert d’Haïti, présentant Alexandre Pétion et le Fort Jacques.
  • 1 000 HTG – Le billet le plus coloré, avec le président Florvil Hyppolite d’un côté et le Marché Vallière de l’autre.

Le confus « dollar haïtien »

Lors de vos achats dans les marchés ou lors de la négociation des prix, vous pourriez entendre des références aux « dollars haïtiens » ou simplement aux « dollars ». Ne vous laissez pas confondre—cela ne signifie généralement pas des dollars américains.

En Haïti, un dollar haïtien équivaut à 5 gourdes haïtiennes. Voici comment cela fonctionne :

  • 20 dollars haïtiens pour un tas d’oranges équivalent à 100 HTG.
  • 50 dollars haïtiens pour un trajet en moto à Pétion-Ville équivalent à 250 HTG.

Pour plus de clarté, assurez-vous toujours de confirmer si les prix sont en gourdes haïtiennes ou en dollars haïtiens lors de la négociation ou des achats.

Femme tenant des billets de gourdes haïtiennes.
Gourdes haïtiennes
Photo: Mikkel Ulriksen

Changer de l’argent

L’endroit le plus fiable pour échanger des dollars américains ou d’autres devises contre des gourdes haïtiennes est à la banque, où vous trouverez des taux de change stables et un environnement sécurisé. Les banques offrent généralement les meilleurs taux, mais elles peuvent avoir des horaires limités ou nécessiter un peu de patience en raison des temps d’attente.

Si vous êtes pressé, les supermarchés sont une alternative pratique. Beaucoup accepteront volontiers d’échanger des dollars américains, mais gardez à l’esprit que leurs taux sont souvent légèrement plus élevés que ceux des banques. Bien que cette option soit rapide et facile, il est préférable de l’utiliser pour des montants plus petits.

Utiliser les distributeurs automatiques de billets et les cartes de crédit en Haïti

Les cartes de crédit sont vos meilleures alliées pour éviter les tracas liés au change de devises en Haïti. Elles sont largement acceptées dans les hôtels, les restaurants principaux et les supermarchés, ce qui en fait une alternative pratique à l’argent liquide. En utilisant votre carte, vous porterez moins d’argent liquide et obtiendrez souvent un meilleur taux de change. Toutefois, soyez vigilant dans les endroits qui offrent une facturation en double devise, car leurs taux de change peuvent être plus élevés que le taux officiel du marché.

Les distributeurs automatiques de billets, en revanche, peuvent être moins fiables. Vous ne pourrez pas retirer de devises étrangères, et certaines machines peuvent manquer de liquidités. Pour une expérience plus sûre, privilégiez les distributeurs situés dans des endroits sécurisés, comme votre hôtel ou les grands supermarchés, afin d’éviter des risques inutiles.

Alors, combien coûtent les choses en Haïti ?

Voici ce qu’il faut savoir sur les achats – pour n’importe quel produit – en Haïti : il n’y a pas vraiment de prix fixes. Les articles qui ont un prix fixé sont soit extrêmement abordables, soit ridiculement chers.

Nourriture et Boissons

  • Dans les supermarchés, les prix des produits de base comme une bouteille de Coca-Cola de 2 litres varient généralement de 15 à 25 HTG d’un magasin à l’autre.
  • Dans les marchés fermiers, vous trouverez des prix plus constants. Par exemple, un grand mamit de riz blanc sec (mesuré à l’aide d’une boîte de pâte de tomate recyclée) est généralement au même prix chez tous les vendeurs.

Manger à l’extérieur

Si vous mangez dans des restaurants:

  • Un soda coûte environ 70 HTG.
  • Un café vous coûtera 660 HTG.
  • 1 500 HTG pour un repas dans un restaurant de milieu de gamme.

Transports

Les coûts de transport en Haïti dépendent fortement de votre destination et des variations des prix du carburant. Une augmentation soudaine des prix du carburant peut avoir un impact considérable sur les tarifs. Pour éviter les surprises et vous assurer d’avoir suffisamment de petites coupures pour la monnaie, il est toujours conseillé de demander à un habitant les tarifs en vigueur.

Pour une plongée plus approfondie dans le système de transport public d’Haïti, y compris les tap-taps, les moto-taxis et les bus, consultez notre guide : Se déplacer en Haïti.

Faire du shopping pour des arts et métiers

La négociation fait partie de l’expérience lorsque vous achetez des arts et métiers auprès des vendeurs de rue. Dans les zones touristiques comme la Place Saint-Pierre à Pétion-Ville ou Cap-Haïtien, vous trouverez des murs colorés de peintures et d’objets faits main. Les artistes sont généralement justes et prêts à négocier, mais il est toujours utile d’avoir un guide local qui connaît les prix habituels.

Astuce professionnelle pour naviguer dans les coûts

  • L’insight local est essentiel : Que vous fassiez des achats, négociiez ou preniez les transports en commun, un compagnon local peut vous fournir des conseils précieux sur les prix justes.
  • Soyez préparé : Emportez des petites coupures et des pièces pour faciliter les transactions et éviter de payer trop cher.

Avec ces astuces, vous serez prêt à explorer Haïti, profiter de sa beauté et maximiser votre budget—en vous assurant d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour votre gourde !

Des animaux en papier mâché peints colorés alignés sur une étagère.
Magasin de cadeaux artisanaux à Jacmel
Photo: Franck Fontain

Rédigé par Kelly Paulemon.

Publié en décembre 2018. Mis à jour en décembre 2024.